Relations extérieures de l’Algérie: Un long parcours du combattant

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Dans ce siècle en pleine mutation où les convictions bien ancrées s’envolent en fumée, se frayer son chemin relève de la prouesse. C’est ce que tente la politique algérienne de l’Algérie avec plus ou moins de succès car on ne peut pas être l’ami de tout le monde . Par contre  il faut creuser l’écart entre ceux qui nous détestent et ceux qui nous ont à la bonne.

Notre rapport à l’occident est et reste complexe. En fait il l’a toujours été  surtout au cours des années où l’Algérie accueillait sur son sol la représentation de tous  les mouvements révolutionnaires du monde. L’occident pointait sans cesse du doigt l’Algérie. Les relations avec les Etats –Unis étaient franchement exécrables. Il en était de même avec les Britanniques et une grande partie des pays du Commonwealth. Les seuls pays occidentaux qui maintenaient des rapports non hostiles avec l’Algérie étaient l’Italie, le Portugal et l’Espagne. La France était un cas particulier par rapport à l’histoire. Les meilleurs rapports  que nous avions étaient ceux  que nous avions établis dès le lendemain de l’indépendance avec l’URSS et les pays du bloc soviétique mais aussi avec la Yougoslavie de Tito. En fait l’Algérie naviguait à vue entre deux visions, trois même, si nous comptons le mouvement des non alignés. Cette situation mi figue mi raisin dura jusqu’ à la fin du vingtième siècle qui fit effondrer bien des idées reçues. Le nouveau siècle qui prenait la place de l’ancien et inaugurait en même temps le troisième millénaire de l’ère grégorienne a consacré un changement radical en Algérie. Le pays venait de sortir d’une décennie terriblement fratricide le nouveau régime politique qui remplaçait l’ancien était incarné par un diplomate chevronné, connu dans l’arène internationale. Sa traversée du désert qui commença juste après la mort de son mentor Houari Boumediene lui avait permis pendant une vingtaine d’années de nouer des contacts avec des dirigeants arabes du golfe mais aussi avec des cercles politiques occidentaux des plus éminents . Ses fréquents voyages à Paris  et à Bruxelles lui serviront quand il accèdera à la présidence de la république où il s’installera pendant vingt ans avec un succès évident au cours de deux premiers mandats où il exerçait à la fois son rôle de président et de Chef in contestable et incontesté de la politique étrangère de l’Algérie.  Quand il tomba malade et que ses facultés mentales en prirent un coup la diplomatie algérienne très dynamique et fort appréciée par le talent de son président alors au mieux de sa forme tomba progressivement en disgrâce et cela va durer une douzaine d’années , au point que la voix de l’Algérie , jadis retentissante devint aphone . Les changements intervenus suite au mouvement civique de redressement qui effaça une période sombre dans la vie diplomatique de l’Algérie vont faire apparaitre une personnalité politique, certes connue des Algériens mais totalement inconnue dans les chancelleries étrangères.  Une personnalité qui prendra vite de l’ascendant grâce à la clarté de positions qui privilégient les contacts et l’élaboration de partenariats . Avec ce nouveau président c’est la place de l’économie qui deviendra prépondérante car en visant l’émergence c’est  l’objectif d’atteindre une place parmi les grands de ce monde  pour le moment au nombre de vingt pays mais dont le nombre tend à s’élargir et l’Algérie, cette nouvelle Algérie veut y avoir sa place.     

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