Le marché automobile en Algérie devrait connaitre une véritable reprise au cours du deuxième semestre de l’année en cours. C’est ce qu’a affirmé Mokdad Aggoune, directeur de l’intelligence économique au sein du Ministère de l’industrie et de la production pharmaceutique et président du secrétariat technique pour le suivi du dossier des véhicules.
En effet, lors de son passage ce lundi dans l’émission « Invité du matin » sur les ondes de la radio nationale, M.Aggoune a expliqué que « le ministère a délivré jusqu’à présent 44 autorisations aux opérateurs qui ont satisfait à toutes les conditions, dont 33% concernent les véhicules utilitaires et touristiques, 29% pour les motos, et 12% pour les tracteurs, remorques, bus et machines mobiles » tout en précisant que « le ministère a également délivré 81 autorisations préliminaires et nous attendons la satisfaction des conditions pour leur accorder l’approbation finale ». Dans ce sens, l’intervenant a ajouté « actuellement, 24 opérateurs parmi les 44 accrédités par le ministère de l’Industrie ont obtenu une licence d’importation de la part du ministère du Commerce en novembre de l’année dernière, connue sous le nom de licence de conformité, et le reste des opérateurs devrait obtenir cette licence au cours de l’année en cours » tout en révélant que « les premiers chargements de voitures importées sont arrivés sur le marché national en décembre dernier, avec en tête les marques bien connues telles que Fiat, Chery, Opel, Jac ». Pour le cas de Geely, il a expliqué « les véhicules devaient arriver le 4 janvier, mais cette opération a été reportée pour ce concessionnaire jusqu’à février en raison de facteurs géopolitiques liés à la perturbation du commerce maritime à travers la mer Rouge ». Dans une première évaluation de cette opération, notamment face aux plaintes des citoyens concernant la longueur des délais de livraison des voitures, Aggoune a déclaré : « l’État a fourni toutes les facilités à ces opérateurs et a alloué une enveloppe financière de 1,9 milliard de dollars pour financer les opérations d’importation…Ces 44 opérateurs étaient censés importer environ 180 000 voitures de différents types d’ici la fin du mois de décembre dernier, mais malheureusement le processus d’importation a été réalisé à des taux variables entre les opérateurs ». C’est pourquoi Aggoune a ajouté « certains concessionnaires ont reçu des fonds pour entamer le processus d’importation, mais ils ne l’ont pas encore accompli. Ils ont été contactés pour connaître les raisons de ce retard, et nous évaluons actuellement au niveau du ministère et étudions leurs justifications. Des mesures seront prises conformément à ce qui est stipulé dans le cahier des charges ». Dans le même contexte, le même intervenant a admis que « la demande de voitures en Algérie est importante aujourd’hui, alors que l’offre reste en dessous du niveau, ce qui explique les prix que les citoyens considèrent comme élevés ».
Néanmoins, M.Aggoune a assuré que « cette situation est temporaire, car les autorités travaillent pour réduire les prix, en encourageant la production locale et en stimulant la concurrence entre les concessionnaires ».
Par Kheireddine Boukhalfa
