Le ministre de l’intérieur, des collectivités locales et de l’aménagement du territoire Brahim Merad et son homologue tunisien Kamel Feki ont signé la feuille de route qui permettra le lancement immédiat de projets de développement des wilayas frontalières algéro-tunisiennes. La promesse faite par le président de la république à son homologue tunisien lors de leurs nombreuses rencontres trouve ainsi sa concrétisation.
Ce sont surtout les zones tunisiennes qui seront le plus concernées car coté algérien depuis l’instruction ferme du président Tebboune de mettre fin aux zones d’ombre subsistant sur le territoire national beaucoup de projets ont été réalisés: Electrification des hameaux les plus reculés, raccordement au gaz naturel des villages les plus éloignés, restauration du réseau routier abimé, construction d’établissements scolaires de proximité, évitant ainsi aux enfants en âge de scolarisation, d’effectuer des trajets longs et pénibles, installation de structures sanitaires d’urgence ainsi que de petites antennes postales. Coté tunisien ce genre d’infrastructures manquait. Le modèle algérien va donc être appliqué de l’autre coté de la frontière avec l’aide des Algériens pour permettre aux habitants tunisiens frontaliers de l’Algérie d’être eux aussi au diapason. Ce n’est pas tout car il est aussi question de lancer des projets agricoles et industriels faisant participer des investisseurs algériens et tunisiens. Les banques sont sollicitées pour appuyer ce genre d’initiative. Celles d’Algérie le pourront plus aisément, par contre côté tunisien ce n’est pas évident car ce pays traverse une crise financière aigue exigeant énormément de patience. L’Algérie, qui connait une croissance soutenue qui n’a pas été démentie depuis deux ans peut octroyer des crédits à long terme à ce pays frère pour répondre à cette urgence frontalière qui est devenue la principale préoccupation de l’exécutif tunisien. C’est en effet dans ces régions frontalières avec l’Algérie que le taux de chômage des habitants de ces régions est le plus élevé. Les gens habitant ces wilayas tunisiennes frontalières avec l’Algérie font souvent des déplacements dans notre pays pour s’approvisionner en produits de première nécessité qui sont moins chers chez nous. Certains jeunes ont même trouvé du travail dans la restauration et dans l’agriculture. Avec le lancement de cette feuille de route la Tunisie frontalière va pouvoir respirer et connaitre ce développement dont elle a été privée durant des années.
