Ali Aoun, encore lui à la manœuvre, car il est le ministre de l’industrie, a expliqué aux sénateurs, lors des questions orales au Sénat que l’industrie sidérurgique algérienne se porte bien.
Ainsi selon lui, le complexe de Tosyali près d’Oran produira à partir du second semestre de cette année de l’acier fin et plat destiné aux emballages métalliques, au revêtement automobile et à celui de l’ensemble de l’électroménager fabriqué dans le pays. Il est prévu d’ici l’année prochaine une couverture de 80% de la demande nationale. Concernant le complexe de Bellara (Jijel) dont l’Algérie est associée au Qatar à hauteur de cinquante pour cent, le ministre a dit que ce combinat aux installations les plus modernes car employant la technique de réduction directe ainsi que la mise en place d’engins robotisés n’a pas fait l’erreur de miser sur la ressource humaine, du moins pas autant qu’on l’avait fait avec le complexe d’El Hadjar qui emploie encore quelques 4500 travailleurs. A Bellara seulement mille agents sont concernés et c’est un personnel hautement qualifié. Par contre ce complexe génèrera quelques 5000 emplois indirects qui ne dépendront pas du personnel de ce complexe. M.Aoun a ajouté que Bellara produit actuellement 2,5 millions de tonnes de produits sidérurgique notamment du rond à béton et du fil machines. La production d’acier plat ne tardera pas quant à elle de sortir des ateliers les mois prochains. Avec ces deux complexes cités auxquels il faut ajouter le complexe d’El Hadjar et surtout celui prévu de Bechar l’Algérie n’importera plus aucun produit sidérurgique en 2025. Elle en exportera en 2026.
