La Route nationale 79 A, reliant le nord au centre de la wilaya de Mila, a été bloquée à la circulation, ce lundi après-midi 12 février, par des dizaines de personnes, dont les noms n’ont pas été retenus par la commission d’attribution de logements de la daira de Sidi Merouane. Les protestataires ont investi la route et l’ont bloquée au niveau du pont de la région de Ferdoua. En effet, pendant plus de deux heures, le trafic routier a été interrompu sur cet axe névralgique par une soixantaine de recalés au Logement Public Locatif. Les concernés protestent contre les choix de la commission d’attribution de logements, qualifiés « d’injustes » par eux. Ils se sont rassemblés sur la voie carrossable, sans dresser, toutefois, d’obstacles sur la route. Ils étaient une soixantaine de personnes à prendre part à cette protestation. Ils ont appelé la cheffe de daira de Sidi Merouane à réétudier leurs dossiers, en s’estimant être « lésés » par les choix faits par la commission d’attribution. Certains protestataires ont même menacé de se suicider. Ceux-ci ont, en effet, tenter de se jeter du haut du pont. L’un des protestataires, B. Mouaâd, nous a indiqué : « deux personnes se sont hissées sur le garde-fou du viaduc et elles se seraient jetées dans le vide si elles n’avaient pas été rattrapées par d’autres protestataires présents sur les lieux. Approchés par nos soins sur les lieux de la protesta, certains se sont dit être victime d’une « grave injustice » et demandé à la commission de daira de réétudier leurs dossier. C’est le cas du père de famille S. Abdellah. Ce dernier nous dira : « Moi, je n’ai pas une habitation. Je vis dans la maison familiale avec mes enfants. Celle-ci est composée de six chambres et elle appartient à toute la famille. Nous sommes dix-huit frères et sœurs. Et si on comptabilise tous les héritiers, c’est-à-dire tous les enfants de mes sœurs et mes frères, il y 106 individus. Je ne sais pas comment les enquêteurs de la commission d’attribution n’ont accordé à ce détail aucun sens. C’est absurde », dira-t-il. Il précise, d’autre part, que sa demande de logement, déposée en 2001 et renouvelée en 2019, ne souffre d’aucune irrégularité. Il y a lieu de rappeler que la cheffe de daira de Sidi Merouane avait indiqué, au lendemain de l’attribution définitive de cet ensemble de Logements Publics Locatifs que les dossiers des postulants écartés étaient entachés d’irrégularités.
