Cybercriminalité :Une hausse record avec 14.000 crimes en 2023

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Les services de sécurité ont enregistré une augmentation record des crimes électroniques, également connus sous le nom de cybercrimes, passant de 12.000 crimes enregistrés en 2022 à 14.000 crimes en 2023.

En effet, afin de faire face aux différentes formes de criminalité électronique, les services de sécurité nationale spécialisés dans la lutte contre la cybercriminalité et leurs équipes opérationnelles relevant des services de police judiciaire ont enregistré, entre le 1er janvier et le 31 octobre de l’année dernière, 3325 affaires ayant impliqué 2315 victimes et 4138 suspects, qui ont été présentés aux autorités judiciaires compétentes. En revanche, les services de la gendarmerie nationale ont enregistré une augmentation du nombre de crimes électroniques en 2023, avec plus de 4500 affaires traitées par les équipes opérationnelles de la gendarmerie nationale spécialisées dans la cybercriminalité, tandis que les services de sécurité militaire ont traité près de 4000 affaires classées comme secrètes au cours de l’année 2023. Selon les rapports détaillés des services de sécurité conjoints, le seul lien entre ces crimes est un abus de la technologie, qu’il s’agisse de logiciels ou de dispositifs numériques. Ces crimes ont inclus des crimes financiers et économiques, notamment ceux qui traversent les frontières et ceux émergents, ainsi que du chantage, des menaces, et la diffamation en ligne, le piratage de sites Web d’institutions et d’entreprises publiques et privées, ainsi que la violation des libertés personnelles et de la vie privée via les réseaux sociaux. Ils ont également inclus la diffusion d’informations fausses et trompeuses, le piratage informatique, le harcèlement en ligne, l’escroquerie, la vente de marchandises non autorisées en ligne, l’atteinte aux droits de propriété intellectuelle et d’autres crimes. Il est également indiqué que 65 % des crimes ont été commis via « Facebook », exposant ainsi un certain nombre de personnes, dont des cadres et des responsables gouvernementaux, à du chantage et à des menaces de diffusion de photos pour la plupart manipulées.

Par Kheireddine Boukhalfa

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