Les commerçants qui activent au niveau de la rue principale de la ville d’El Tarf sont dans l’expectative et ne savent plus à quel saint se vouer pour abréger un calvaire qui dure depuis des années.
En effet, ladite rue, qui est le cœur commercial palpitant et le point de rencontre et de convergence de tous les citoyens de la ville, est submergée par les égouts, à longueur de journée avec les odeurs pestilentielles qui s’y dégagent et tous les dangers sanitaires inhérents à pareille situation. «Nous avons contacté le P/APC, à moult reprises, soit des dizaines de fois, pour trouver une solution à notre problème, en vain. Nous n’avons eu, en retour, que des promesses sans lendemains. Même topo, pour la cheffe de daïra. Nous sommes les derniers de leurs soucis alors que notre activité a déjà périclité par l’effet de la conjugaison de plusieurs causes dont, entre autres, l’inflation galopante et par ricochet une contraction de la consommation des ménages». Et d’ajouter «des citoyens qui font leurs emplettes, chaque jour, au niveau de cette rue principale, d’un linéaire de 300 mètres, sont consternés et abasourdis par l’image hideuse et sale de la rue en question. Ils nous font toujours la même remarque désobligeante et à la fois à peine insultante, sur cette problématique des égouts qui se déversent sur la chaussée de la route et ce, à longueur de journée ». Pour rappel, le réseau des eaux usées de cette rue, obstruée en plusieurs endroits, date des années quatre vingt et mérite une réfection intégrale, totale et en urgence. Nous avons essayé à plusieurs reprises de contacter le maire et la cheffe de daïra, en vain. Reste aux autorités locales de prendre les décisions qui s’imposent au profit d’une ville, chef-lieu de wilaya de surcroit, et qui souffre, grandement.
