Le président de la république, M. Abdelmadjid Tebboune a inauguré, hier la plus grande mosquée d’Afrique et la troisième au monde après celle d’El Haram de la Mecque et du Prophète à Médine. Un moment fort qui place l’Algérie comme une destination incontournable de l’islam sunnite de rite malékite.
La mosquée « Djamaa el Djazair » est un chef d’œuvre architectural qui épouse avec harmonie le profil islamique et le bâti futuriste et toujours dans le contexte purement architectural cette mosquée n’a pas renié ses origines maghrébines, celle du minaret très distinct que l’on observe dans toutes les cités du Maghreb arabe. Pourquoi une telle mosquée a-t-elle un tel éclat? La réponse est toute simple, ce n’est pas seulement un lieu où l’on prie c’est aussi un complexe culturel et théologique qui surpasse par sa superficie celui d’El Azhar du Caire ou celui de la mosquée Omeyade de Damas. Certes on est encore très loin de damer le pion à ces deux grandes mosquées prestigieuses du monde arabo- musulman de rite sunnite, il faudra sans doute des dizaines d’années pour prétendre ne serait –ce qu’au quart de leur renommée et du savoir théologique et philosophique qu’elles dispensent. Toujours est –il qu’il s’agit ici d’un jalon dans l’édifice mondial de l’Islam, une religion qui ne cesse de convertir des dizaines de millions de personnes appartenant à des cultes différents. Les prévision que l’on fait dans ce sens prédisent trois milliards de musulmans à la fin de ce siècle déclassant ainsi les religions qui se réclament du christianisme et du bouddhisme. En 2101 l’Islam deviendra la première religion monothéiste de la planète, donnant ainsi tout son sens à la sourate «El Feth» qui dit « Ida jaa nasro Ellahi oua el fethou oua raita en nassi yadkhoulouna fi din El Lahi afouajan, fa sabbih bi ismi rabouka ou istakhfirouhou innahou kana taouaba « (Saddak Allahou el Adim). Cette grande mosquée d’Alger deviendra elle aussi un grand lieu d’affluence des musulmans qui viendront soit y prier soit y faire leurs études théologiques. C’est donc, incontestablement un jour de gloire pour l’Islam et il est célébré dans une ville qui a été durant des siècles une citadelle héroïque de l’empire ottoman dont les navires battant pavillon de l’islam parcouraient la Méditerranée et même la cote atlantique proche du Portugal. Cette Dzair dominant par sa Casbah la Mare Nostrum jadis mer privilégiée des royaumes chrétiens qui durent payer un impôt à cette ville pour pouvoir naviguer tranquillement. A présent et non loin de la mer se hisse désormais l’étendard de l’Islam qui flotte fièrement dans le ciel bleu azur d’Alger la blanche. Jusqu’à la décision prise par le président défunt Abdelaziz Bouteflika auquel il faut rendre un hommage appuyé car c’est lui l’initiateur de la construction de cet ouvrage magnifique, cela il ne faut jamais l’oublier car si c’est le cas c’est tout simplement de l’ingratitude la vedette des mosquées maghrébines était représentée par la mosquée Hassan Deux de Casablanca, ce n’est plus désormais le cas. Le président de la république en inaugurant cet immense édifice ne renie aucunement le passé, au contraire il le renforce dans un autre cadre temporel, celui de l’Algérie nouvelle.
