La fin de l’année il y aura l’élection présidentielle. Le 12 décembre 2019 le peuple algérien était appelé aux urnes pour élire un président de la république après la démission de l’ex chef de l’Etat qui a du céder à la volonté de la rue qui clamait son départ. Après une transition provisoire de quelques mois un nouveau président est investi. Son nom est Abdelmadjid Tebboune.
Les Algériens choisirent parmi cinq candidats le seul qui leur semblait crédible. Le résultat est sans appel Tebboune, l’ex premier ministre et ex ministre de l’habitat est élu confortablement avec plus de 58% des voix. Certes la participation au scrutin était faible par rapport à celles que nous avions connues depuis une vingtaine d’années qui étaient gonflées. Celle du 12 décembre2019 était louable car il ne faut pas oublier tous les mois qui ont précédé ce scrutin qui avaient fait tomber un système politique corrompu. Sitôt investi le nouveau chef de l’Etat démontra qu’il n’était pas à El Mouradia pour les honneurs mais pour l’action et l’action était au rendez- vous. Le chantier était immense et il fallait mettre en ordre de marche le pays, un pays qui avait perdu tous ses repères et oublié les fondamentaux du 1er novembre1954. L’heure n’étant plus à la démagogie ou aux discours pompeux mais aux résultats. Le nouveau président lors de sa campagne électorale ne s’était pas contenté de promesses verbales dont le contenu n’était pas réaliste. Il déploya son programme dans lequel il dévoilait son ambition et celle–ci consistait à bâtir une nouvelle Algérie. En clair un nouveau pays devant reposer sur des bases solides. De telles bases ne pouvaient se mettre en place sans l’existence d’un Etat de droit. La notion de système politique telle qu’elle a toujours existé depuis des décennies devait disparaitre à jamais car une telle matrice du pouvoir politique qui se cachait derrière les acquis de la révolution de Novembre pour gouverner en vase clos a généré la corruption et le passe droit dans toutes les institutions. Il fallait en finir et le nouveau président qui connaissait parfaitement bien les rouages de ce système politique pour l’avoir côtoyé et en faire les frais ne voulait plus que cela recommence sous une autre forme d’habillage. C’est pour cela qu’il demanda aux magistrats de ne plus avoir peur de représailles comme cela était le cas auparavant. Il donna pour instruction de sortir tous les dossiers de corruption et de détournements classés par l’ancien pouvoir et les juger de manière équitable, sans esprit de vengeance mais seulement un désir de justice. Le peuple commençait enfin à voir que quelque chose était en train de changer. Après le renouvellement de toutes les institutions de l’Etat, le nouveau président s’attaqua enfin à l’essentiel, autrement dit l’économie. Cette nouvelle Algérie que le nouveau chef de l’Etat envisageait de construire devait se dépoussiérer et mettre un terme à toute démagogie et forme de populisme qui ont toujours été l’apanage de l’Algérie depuis son accession à l’indépendance. Le pays devait impérativement s’ouvrir au monde extérieur. Jusqu’ici il était renfermé sur lui-même et profitait à un grand nombre de prédateurs avec la complicité des pouvoirs. Des lois scélérates comme larègle 51/49% faisait fuir tous les investisseurs étrangers or l’Algérie avait besoin d’eux. Tebboune y mit un terme et ordonna en même temps que l’on changeât le code des investissements pour permettre à tous ceux qui veulent investir en Algérie de venir. En même temps le président ordonna à son exécutif d’aider tous ceux des nationaux qui veulent créer de la richesse et de l’emploi. L’intérêt accordé par le chef de l’Etat aux Start-up et à la place du numérique dans l’économie nationale donna immédiatement des résultats. Aujourd’hui l’Algérie affiche un taux de croissance soutenu dépassant les 3%. Au bout de cinq années d’investiture Tebboune cette nouvelle Algérie est en train de prendre forme mais le travail n’est pas encore achevé il faudrait encore cinq ans de plus pour que cette Algérie nouvelle devienne cette réalité dont les chouhadas de la guerre d’indépendance rêvaient.
