Hier s’est déroulé à Alger la septième édition du GECF sous la présidence du président Abdelmadjid Tebboune, la veille, vendredi, le chef de l’Etat a accueilli sur le tarmac de l’aéroport Houari Boumediene quatre chefs d’Etat et un chef de gouvernement qui prennent part à ce forum . Ce même vendredi les délégations de la plupart des pays exportateurs de gaz préparaient cet important sommet.
Ainsi et une fois de plus Alger est devenue une place importante de sommets et de forums internationaux sur le plan énergétique ou régionaux sur le plan politique et cela remonte à la décennie soixante dix quand Alger, sous la présidence de feu Houari Boumediene accueillait un sommet de première importance réservé aux hydrocarbures mais également à une médiation inédite entre deux grands pays exportateurs d’or noir, l’Irak de Saddam Hussein et l’Iran gouverné à l’époque par le Shah d’Iran, Mohamed Reza Pahlévi. Ces deux pays voisins étaient aux bords de la guerre. L’intervention du président Boumediene permit alors une accalmie qui allait permettre aux pays exportateurs de pétrole organisés au sein de l’OPEP de peaufiner le futur énergétique du monde le débarrassant du diktat des pays importateurs à la tête desquels les Etats–Unis jouaient le rôle de leader. Beaucoup d’eau s’est écoulée sous les ponts depuis et on parle de plus en plus de la fin de règne du roi pétrole, grand pollueur, en partie responsable du trou observé dans la couche d’ozone qui protège la planète terre. Les énergies renouvelables (solaire, éoliennes, hydrogène verte etc.…) on en parle de plus en plus depuis la tenue des fameuses COP qui se tiennent annuellement dans une des capitales du monde. Seulement on s’est rendu compte que remplacer les énergies émettrices de CO2 par ce genre de renouvellement prendra du temps et même beaucoup. On parle de dizaines d’années et encore! disent majoritairement les experts. Alors la question se pose à tous les pays qui sont d’accord pour dire comment faire tourner les usines et ces nombreuses économies grandes consommatrices d‘énergie. Tous conviennent que le gaz naturel est la solution la plus appropriée. C’est donc vers ce type d’énergie que les pays qui ne disposent pas de réserves de pétrole et de gaz se tournent. Même les pays qui disposent de centrales nucléaires qui suffisent uniquement à l’alimentation électrique ne peuvent se dispenser d’énergies dites fossiles comme le pétrole et le charbon, le gaz naturel venant en queue de peloton dans son émission de gaz à effets de serre. La conclusion unanime laquelle se sont rendus les pays ayant le plus besoin d’énergie pour faire fonctionner leurs économies se dessine de plus en plus et le choix d’importer du gaz naturel à grande échelle qui remplacerait progressivement le pétrole et le charbon s’est imposé à eux. Pour les pays exportateurs de gaz naturel le défi est immense d’où ces tenues annuelles de forums pour s’entendre entre eux. En fait se dessine une organisation de type OPEP pour réguler les prix du marché afin que ces pays exportateurs de gaz ne soient aucunement lésés. Ce sommet d’Alger qui se tient en ce moment va tenter d’aligner les positions sur un consensus et une ligne commune. Les Algériens dans ce domaine de la médiation sont devenus des experts en la matière. Ils œuvrent tels une cheville ouvrière pour arriver à s’entendre sur un minimum requis qui sera sanctionné par une déclaration commune qui servira de base aux travaux des prochains forums du gaz.
