Les cellules d’écoute en conclave

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Les animateurs des cellules d’écoute du secteur de la Jeunesse et des Sports de 44wilayas se sont rencontrés, ce dimanche 3 mars, à l’auberge de la Jeunesse Salay Mohammed de la localité d’Annouche Ali, dans la commune de Grarem Gouga, pour débattre des mécanismes de prévention et de prise en charge des jeunes drogués.

Pas moins de 141 responsables de ces cellules ont effectué le déplacement à Mila pour participer à ce séminaire national, le premier du genre en Algérie. Organisé par la DJS, le séminaire a connu la participation des corps de sécurité, d’un représentant du Ministère de la Jeunesse et des Sports et du directeur du Centre national spécialisé de Bouchaoui, à Alger, ensus des autorités locales. Placé sous le thème « Mécanismes de prévention des risques liés à la drogue et les méthodes de prise en charge des jeunes », le séminaire a connu la présentation de plusieurs conférences scientifiques. Le représentant du Ministère de la Jeunesse et des Sports, Farid Bouzidi, nous a indiqué en marge des travaux: « Le conclave fait partie de la stratégie nationale visant à endiguer le phénomène de la drogue. Elle implique vingt secteurs d’activités en sus de celui de la Jeunesse et des Sports. » Notre interlocuteur précise que ce séminaire est le premier d’une série de rencontres prévues durant l’année 2024, en de nombreuses wilayas du pays.Bouzidi a qualifié l’évolution du phénomène de la drogue en Algérie « d’inquiétante » et appelé à la multiplication des opérations de sensibilisation et à une implication plus prononcée de la cellule familiale et des institutions publiques, telles que la mosquée et l’école.Il a, dans la communication qu’il a présentée à l’ouverture de travaux, qualifié le déplorable phénomène de la drogue de « cancer qui déchire le corps de la population juvénile » et insisté sur l’impératif de développer une stratégie nationale de lutte contre ce fléau. Pour sa part, Abidat Abdelkrim, directeur du Centre national de Bouchaoui (Alger) a plaidé pour une coordination permanente entre sociologues, psychologues et éducateurs au sein des cellules d’écoute des établissements de la jeunesse. «.Il faut que le psychologue, l’éducateur et le sociologue coordonnent leur action lorsqu’il s’agit de traiter le cas d’un jeune drogué. Le psychologue seul ne peut pas résoudre le problème, car parfois, le jeune est poussé au monde de la drogue par les conditions familiales et sociales. »Abidat a proposé la création de « psycho-bus » qui sillonneront les cités pour traiter les jeunes en dehors des cliniques. Pour l’orateur, les drogués, en règle général, refusent de consulter un psychologue, d’où l’idée d’aller à eux dans les cités. Le wali, Mustapha Koreich, a, pour ce qui le concerne, affirmé que les pouvoirs publics « accordent une grande attention aux problèmes de la jeunesse » et appelé, durant son intervention, à multiplier les opérations de sensibilisation pour attirer l’attention de la population ciblée sur les dangers qui la guettent.

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