Guelma/ La vie en milieu rural :Une mechta vit sans eau potable depuis plus de 30 ans

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« La situation de la mechta «Hamria», au regard de l’approvisionnement en eau potable, est très préoccupante voir alarmante, du fait de l’absence totale de ce liquide précieux nécessaire à la vie.

Cette mechta est dépourvue du réseau de l’AEP depuis plus de 30ans et les habitants s’approvisionnent à partir des camions citernes et des Oueds au moment des périodes pluviales, avec toutes les conséquences que cela pourrait engendrer. » De ce fait notre journal « AUJOURD’HUI », a effectué une virée en ce lieu, qui offre un paysage à couper le souffle, pour rencontrer les citoyens,  connaitre leur situation anachronique en matière d’eau potable, et informer les autorités locales de cette grave crise qui empoisonne la vie quotidienne des habitants de cette mechta au paysage féerique et fantastique ».

Reportage :

Hamria, une mechta composée d’une population sédentaire, estimée à plus de 700 âmes, située à la limite géographique de la commune de Bouchegouf, relevant administrativement de la commune de Hammam N’bails, à 15 Kms au sud/est de Guelma, considérée comme zone d’ombre par excellence, se trouve dépourvue de toutes les commodités de la vie. Parmi les préoccupations, qui empoisonnent la vie des habitants de cette localité rurale, dont leur activité repose essentiellement sur le pastoralisme, c’est le problème crucial de l’absence totale d’alimentation en eau potable. Les habitants sont épuisés moralement et financièrement, du fait qu’ils sont contraints de s’approvisionner en eau potable régulièrement à partir des camions citernes ambulants, sans connaitre l’origine de cette eau et ce depuis bien des années. De ce fait, certains citoyens de la mechta se sont rapprochés de notre journal pour nous décrire la situation très difficile et anachronique, dans laquelle ils se battent depuis plus de 30 ans sans eau potable et aussi pour faire connaitre leurs souffrances aux responsables concernés par la gestion de ce dossier. Selon les citoyens, la fontaine publique réalisée sur le budget communal dans le cadre des programmes communaux de développement (PCD), pour permettre aux habitants de la mechta de s’approvisionner en eau potable, se trouve désespérément à sec depuis l’achèvement du projet, ce qui est inadmissible et inacceptable. Sur ce qui précède, certains habitants nous ont déclaré que cette situation anachronique est devenue au fil du temps intenable, car ils sont fatigués «financièrement» des dépenses quotidiennes, pour s’approvisionner en eau potable auprès des camions citernes appartenant à des privés. «Nous n’avons pas d’eau depuis plusieurs années, malgré les multiples requêtes adressées à tous les responsables locaux (Daïra, APC, ADE et la subdivision de l’hydraulique), qui connaissent parfaitement notre situation en matière de manque d’eau potable, mais ils n’arrivent toujours pas à solutionner cette problématique, qui menace gravement et dangereusement notre santé» déclare un groupe de citoyens à notre journal avec beaucoup d’amertume et de regret.«Au moment où les autorités locales annoncent en grande pompe la réalisation des réservoirs d’eau un peu partout dans la région, les habitants de la mechta, continuent toujours de souffrir en silence du problème crucial de l’absence totale de l’eau potable». Se désole un habitant qui a rejoint le groupe. Selon d’autres témoignages recueillis sur place, beaucoup de requêtes ont été adressées à la wilaya, à la Daïra et l’APC de Hammam N’bails, mais aucune suite n’a été réservée à leurs doléances et aucune solution n’a été trouvée pour permettre aux habitants de s’approvisionner en eau potable, à l’approche du mois sacré de Ramadan. De ce fait beaucoup de questionnements se posent avec une grande acuité: Pourquoi cette situation n’a pas été résolue depuis des années? Où se situe la carence? Est que cette problématique du manque d’eau potable en cet endroit dépasse les compétences des services concernés? De toute évidence, les habitants de la mechta, continuent de vivre le calvaire du manque d’eau et espèrent que les autorités locales se penchent efficacement sur leur situation et trouver une solution rapide pour leur permettre de s’approvisionner en eau avant le début du mois sacré du Ramadan qui est annoncé pour le 11 mars 2024. Il faut dire à ce sujet, qu’en dépit des programmes inscrits et lancés, visant à identifier les zones d’ombre et leurs déficits en termes de commodités afin de les prendre en charge pour l’amélioration de leur cadre de vie général, certains endroits de la wilaya restent en marge du développement, avec un cadre de vie qui laisse à désirer. Il est utile de souligner, que cette démarche d’écoute et de proximité entreprise par notre journal « AUJOURD’HUI», a pour but essentiel de transmettre les différentes préoccupations et attentes des citoyens, qui vivent dans des contrées éloignées démunies et isolées, aux autorités locales pour une prise en charge efficace de leurs doléances. Ainsi donc, les habitants de la mechta Hamria sollicitent humblement et bien vivement, par le billet de notre journal « AUJOURD’HUI » Mme le wali, avec tous les espoirs de trouver une solution satisfaisante et adéquate à leur situation anachronique du manque d’eau potable, qui dure depuis bien des années.

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