Depuis que sur instruction du président de la république la société publique d’hydrocarbures ait été investie d’une autonomie complète de la gestion de son portefeuille d’affaires allégeant substantiellement la tutelle du ministère de l’énergie en lui conférant la possibilité de faire des bénéfices à charge pour elle de les fructifier à travers la signature d’accords de partenariat, les résultats sont positifs .
Ainsi nous apprenons la signature d’un accord d’association avec le groupe saoudien «.Miday Energy North Africa» chargé d’exploiter à hauteur de 50% le gisement gazier d’Illizi-sud. Il en est de même avec le consortium chinois Synopec déjà présent en Algérie depuis des années qui exploitera avec la compagnie nationale le gisement gazier de Hassi Berkane–nord. La place de Sonatrach dans le domaine des hydrocarbures ne cesse de grimper. Une chose est sure et on ne l’ignore plus. La société nationale revient de loin, sa traversée du désert a été longue. Les scandales qui l’ont secouée dans un passé récent ont contribué à la dégrader au niveau de l’échiquier international des compagnies d’hydrocarbures, entrainant nos exportations pétrolières et gazières vers le bas. Avant la destitution du régime Bouteflika on assistait à une valse de remplacement des PDG de cette compagnie publique. On faisait n’importe quoi et cela se reflétait au niveau des bases pétrolières. Si le Tsunami populaire n’avait pas balayé le président malade et la clique qui l’entourait Sonatrach aurait vraisemblablement connu les pires difficultés de son existence et sa chute paraissait inévitable. Le changement de régime et les transformations qui suivirent ont freiné la descente aux enfers. Le nouveau président élu et les nouvelles institutions fixent alors un nouveau cap qui tablait sur une transparence totale dégagée par un état des lieux sans complaisance. Les écuries d’Augias étant nettoyées il fallait adopter une stratégie nouvelle, à l’image de cette nouvelle Algérie que le nouveau président de la république ambitionnait de construire. Au plus haut sommet de l’Etat on comprit que Sonatrach ne devait plus fonctionner comme de par le passé, autrement dit être toujours la vache à lait de l’Etat qui lui pompait l’intégralité de la rente pétrolière et gazière, la laissant ainsi sur le carreau sans ressources propres. Cette ouverture au monde extérieur que le nouvel Etat issu de l’élection de décembre 2019 a inscrit dans son programme de cinq années ne pouvait s’accomplir sans l’expulsion des lois qui régissaient jusqu’ici le système économique. De nouvelles lois, plus permissives à toutes les formes d’investissement devaient impérativement remplacer les anciennes règlementations qui étaient à l’origine de ce chaos juridique qui faisait fuir tout investisseur étranger. Il fallait libéraliser le secteur de l’énergie sans pour autant perdre sa souveraineté sur nos ressources pétrolières et gazières. Cela veut dire qu’il fallait donner la possibilité à n’importe quel partenaire étranger désireux d’investir son argent en Algérie à faire des profits et rapatrier une part de ceux–ci dans son pays d’origine. Cette formule inédite a ouvert toutes les portes à l’investissement et actuellement les investisseurs étrangers se bousculent devant la porte de la maison Algérie. Par ailleurs et toujours dans cette optique majeure de dépoussiérer tout ce qui est de nature à freiner la croissance de Sonatrach on fixa de nouvelles règles. Désormais le ministère de l’énergie et des mines ne doit s’occuper que de la politique d’ensemble touchant au secteur de l’énergie et des mines. La gestion des ressources, les formules de partenariat allant jusqu’à l’association fifti –fifti avec des sociétés étrangères et la commercialisation du produit dépend désormais des sociétés juridiquement propriétaires des avoirs procurés par ces ressources. C’est grâce à cette nouvelle carte gestionnaire de notre patrimoine public que Sonatrach se trouve aujourd’hui propulsée à un niveau jamais atteint de son existence.
