Ces dernières semaines, une véritable pénurie d’alimentation en eau potable a touché plusieurs communes de la wilaya d’Oran. Face à l’urgence de la situation, les cris de détresse des citoyens et l’arrivée du mois de Ramadan, les autorités ont finalement pris des mesures pour régler cet épineux problème.
En effet, le manque d’eau et les fluctuations de sa distribution à travers les communes de la wilaya d’Oran ont été au centre d’une réunion élargie qui s’est tenue ce week-end au siège de la wilaya, en présence de représentants des directions concernées et des représentants de la société civile. L’objectif était de trouver des solutions urgentes pour répondre aux préoccupations des citoyens et organiser la distribution de l’eau après la diminution des approvisionnements en eau à Oran en provenance de sources extérieures à la wilaya. Ainsi, le wali d’Oran, Saïd Saioud, a confirmé l’existence d’une pénurie et de fluctuations importantes dans l’approvisionnement en eau potable dans plusieurs communes, attribuées à plusieurs facteurs liés à la sécheresse et au manque de pluie dans la partie ouest de la wilaya. Cela a entraîné une perte variant entre 120 et 150 mille mètres cubes par jour, qui approvisionnaient les habitants dans le cadre du programme «Al-Maw», ainsi que les conditions météorologiques dans la région ouest, qui ont causé des dommages à la station de dessalement de l’eau, entraînant une réduction de l’approvisionnement, interrompu complètement pendant cinq jours pour maintenance. Le wali a indiqué que le retour à la normale des sources d’approvisionnement pourrait contribuer à stabiliser la situation, confirmant qu’un nouveau programme serait lancé pour assurer une distribution équilibrée et juste entre les citoyens, même s’il fallait approvisionner les habitants par des citernes pour soulager la pression et résoudre le problème. De son coté, le directeur général de la Société des Eaux et de l’Assainissement d’Oran (SEAAL), Osama Hellali, a déclaré que les barrages des parties ouest et Est de la wilaya étaient à seulement 20 % de leur capacité, ce qui a entraîné une pénurie d’environ 20 millions de mètres cubes. Il a également souligné qu’Oran connaissait son plus bas niveau de réserve d’eau et avait besoin de 50 à 60 millions de mètres cubes, la quantité nécessaire pour répondre aux demandes des habitants pendant l’été. Hellali a également révélé que le programme d’approvisionnement en eau avait connu des fluctuations simultanées, d’abord avec la panne de la station « Kherma » du 13 au 24 février, entraînant une perte de 350 mille mètres cubes. Ensuite, il y a eu l’arrêt de la station de dessalement du 20 au 23 février, causant une perte de 861 mille mètres cubes d’eau. De plus, la station de plage d’Hilal dans la wilaya d’Aïn Témouchent s’est arrêtée du 24 février au 4 mars, entraînant une perte de 1,4 million de mètres cubes. Puis la même station s’est arrêtée à nouveau le 12 mars, alors que les besoins de la wilaya étaient estimés à 500 mille mètres cubes. Toutefois, il a confirmé que ces mesures d’urgence permettraient de fournir 85 mille mètres cubes d’eau par jour aux zones touchées, mais il est impossible de transférer l’eau vers d’autres zones en raison du manque de sources et de ressources en eau, ainsi que du manque de réseaux de transfert. À cette occasion, le wali a appelé à communiquer avec les citoyens pour leur annoncer toutes ces informations, afin qu’ils comprennent la situation, et à coopérer avec les associations et les initiatives de la société civile pour clarifier le problème.
