Révision des accords avec l’UE :Un impératif pour l’Algérie

0
100

 Cette fois–ci semble être la bonne entre l’Union européenne et l’Algérie. La visite de la délégation européenne à Alger s’inscrit dans la perspective d’un changement notable dans  ce genre particulier de relations. L’Algérie a attendu beaucoup de l’UE mais il n’y a rien eu d’avantageux pour notre pays. Au contraire l’Algérie a été perdante depuis dix sept ans. Nous avons engrangé 13 milliards de dollars alors que l’UE  en a bénéficié de 220. Il y a donc un véritable gouffre déficitaire à combler.

 Les Algériens ont fait comprendre aux européens que cela ne pouvait plus continuer comme cela  et qu’il faudrait impérativement équilibrer les échanges commerciaux. Certes l’Algérie a besoin de commercer avec l’Europe qui est un partenaire important et parce qu’il existe une proximité facilitant les échanges, cependant disent les Algériens aux européens que les importations massives de produits  ne pourront plus durer comme de par le passé et que la nouvelle politique algérienne encourage et favorise la production locale au lieu et place de celle importée. Ce rééquilibrage de la politique économique nationale depuis l’investiture à la tête de l’Etat du président Tebboune n’a pas plu côté UE  et quand les importations de certains produits européens, au demeurant très nombreux, diminuèrent, il y  eu du coté de Bruxelles une levée de boucliers. D’évidence l’Algérie de Tebboune diffère dans sa forme avec celle qui existait au temps de Bouteflika. Certes dans le fond cette nouvelle Algérie croit toujours à l’existence d’un partenariat solide avec l’Union européenne mais pas avec les conditions qui existaient auparavant et qui favorisaient un gaspillage dispendieux  qui dégarnissait notre matelas de devises.  Quand Josep Borell conduisant une importante délégation  s’était rendu dernièrement à Alger où il avait été reçu par le président de la république, le chef de l’Etat algérien lui a fait part de son désir de renforcer les échanges commerciaux mais dans une optique mutuellement gagnante. Cette demande a été  apparemment entendue puisque les exportations algériennes ont augmenté en 2023. Une augmentation peu significative admettent les Algériens mais elle annonçait un commencement. L’Algérie espère une avancée progressive. A titre de comparaison le Maroc et la Tunisie restent mieux lotis  en matière d’exportation de leurs produits vers l’Europe que l’Algérie. Certes il ya beaucoup de notre faute car dans l’ancien régime politique il n’y avait pratiquement aucune politique de valorisation de nos exportations hors hydrocarbures car c’est de cela qu’il s’agit car on ne parle pas ici d’exportations de pétrole et de gaz naturel. Celles-ci se portent bien et ont même rendue excédentaire notre balance commerciale vis-à-vis de l’Europe. Aujourd’hui l’Algérie qui a opté pour une sortie honorable et dans la durée de la rente pétrolière et gazière veut que ces produits autres qu’énergétiques soient écoulés dans le marché européen dans une saine concurrence et selon le rapport qualité–prix. En échange et sans que ne soit réactivée une politique d’importation de produits non essentiels préjudiciable pour l’économie et la croissance algérienne il y a  cette possibilité fructueuse  pour l’UE d’encourager les entreprises européennes d’investir en volume  en Algérie car cela permettrait une importation d’équipements européens qui serviront de substance à ces investissements. La balle est donc dans le camp de l’UE.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici