Le communiqué écrit par l’APS concernant l’anticipation de l’élection présidentielle est éloquent car il explique pourquoi le président de la république a pris une décision aussi importante que celle d’avancer de trois mois la date de l’élection présidentielle, prévue initialement en décembre. Cependant il y a d’autres raisons plus subtiles celles–là qui peuvent expliquer une telle décision.
D’abord il y a cette cohérence du point de vue institutionnel qui pousse à un rééquilibrage de la date de la tenue de cette élection de2024 et là nous rejoignons complètement le commentaire de l’agence nationale de presse (APS) qui explique que l’élection du 12 décembre2019 répondait à une urgence politique exceptionnelle. Le pays souffrait d’une vacance de pouvoir au plus haut du sommet de l’Etat à cause des évènements que nous connaissons tous qui avaient fait dégager un pouvoir politique qui n’avait plus la faveur du peuple. A présent que le pays jouit d’une vraie stabilité politique et institutionnelle il n’ y a plus aucune raison de maintenir une exceptionnalité d’une date qui était loin de correspondre au calendrier traditionnellement retenu de la tenue de toute élection présidentielle, c’est-à-dire en avril. Pourquoi alors avoir choisi début septembre au lieu de début avril? Pour la simple raison qu’une anticipation de huit mois de la date prévue n’aurait pas de sens car la convocation du corps électoral qui précède de trois mois cette élection aurait été fixée le 5 ou le 7 janvier 2024, autrement dit en début d’année. Si on fait le compte on arrive à un calcul d’un mandat présidentiel de quatre années. L’anticipation de cette élection présidentielle aurait été perçue comme énigmatique ou pour le moins extrêmement ambigüe. Alors on a préféré, pour ainsi dire, couper la poire en deux. Après tout septembre n’est pas loin de décembre. Ceci étant dit il y a sans doute d’autres raisons à cette décision qui a poussé le président de la république à avancer la tenue de cette importante élection. Parmi celles–ci il y a la situation géopolitique qui est loin d’être sereine, loin de là! L’Algérie partage une frontière avec un pays qui n’a jamais caché son hostilité envers notre pays et ces derniers temps il montre ses muscles aidé en cela par un pays devenu son suzerain et dont ce pays est devenu le vassal. Nous savons que le régime sioniste ne cache plus de secret pour déstabiliser l’Algérie et il a trouvé en le Maroc un point de chute qui lui permet de se livrer grâce aux moyens de communication dont il dispose une campagne de désinformation d’une échelle inouïe. D’ailleurs il n’y a pas que le Maroc via Israël qui a le monopole de nuisance envers l’Algérie, il y a aussi ces soi disant pays frères et amis qui n’ont jamais caché leur solidarité filiale avec la monarchie marocaine et qui hypocritement veulent entretenir des liens « fraternels» avec l’Algérie. Tous ces pays ne veulent pas d’une Algérie différente en tous point de vue de leur vision politique et du modèle de vie imposé à leurs peuples et qui a été banni par le notre depuis l’accession à notre indépendance et à notre souveraineté politique et économique. L’Etat de droit et l’instauration d’une démocratie compatible avec nos valeurs mais ne rejetant aucunement la modernité est en train de gêner considérablement ces pays «qui nous veulent du bien». La décision d’anticiper l’élection présidentielle coupe pour ainsi dire l’herbe sous les pieds de pays ouvertement hostiles ou prenant l’apparence de ne pas l’être alors qu’en réalité ils le sont. Ces pays préparaient une campagne de dénigrement de grande ampleur contre l’élection présidentielle prévue initialement en décembre. Ils sont aujourd’hui obligés de réviser leurs plans mais l’Algérie a à présent une longueur d’avance sur eux et elle mettra celle –ci à profit.
