Réévaluation du Dinar: Il en est sérieusement question

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Un dinar faible n’est plus une option. Sur recommandation du président de la république le temps est venu de redonner à la monnaie nationale sa vigueur d’antan. Cette dévaluation du dinar qui a commencé au milieu des années 80, s’amplifiant au cours de la décennie noire, avec un léger rebond entre 2000 et 2014 puis à nouveau un déclin qui dure jusqu’à ce jour.

A présent que l’économie du pays a réussi, au cours de ces deux dernières années à remonter la pente grâce à une politique budgétaire rationnelle et des plus intelligentes mais aussi et il ne faut pas l’exclure un coté providentiel appelé également chance il n’y a aucune raison de ne pas réévaluer notre monnaie nationale puisque tout va bien. Maintenir un dinar faible alors que nos exportations d’hydrocarbures ont fait  ces deux dernières années un bond prodigieux, épaississant confortablement notre matelas de devises  ajoutant aussi celles de produits hors hydrocarbures qui ont atteint l’année dernière 7 milliards de dollars et dont les prévisions pour 2025  sont de l’ordre de 15 milliards et cela donne un résultat financier plutôt satisfaisant. Dans ce cas estiment aujourd’hui les experts financiers  travaillant pour le gouvernement le maintien d’un dinar faible ne correspond pas à une logique liée à un objectif d’émergence et de puissance. Certains observateurs ont même  dit que ce dinar faible à valu à l’Algérie son report d’entrée aux BRICS. Quelque part ils ont raison car les pays qui ont fait dernièrement leur entrée dans cette organisation du sud global ont tous une monnaie forte ou relativement forte qui n’a jamais fléchi à l’exemple d’un pays comme la Russie  dont les sanctions sévères et de tous ordres  que l’occident  a fait subir à ce pays  n’ont  eu, jusqu’à ce jour, aucun effet. Pourquoi? Tout simplement  grâce aux immenses ressources de tous ordres que la fédération  de Russie possède auxquelles il faut ajouter ses immenses réserves d’or. L’Algérie aussi possède des ressources énergétiques  notamment le gaz naturel  dont les réserves sont à peine, entamées, nous assure–t’on. Nous avons également de l’or, certes en faible quantité (plus d’une tonne d’or)  mais les recherches et explorations faites dernièrement avec le concours des chinois  prouvent l’existence prouvée de filons non encore exploités et qui seraient, dit–on  immenses. Enumérant tout cela il parait absurde de maintenir un dinar faible. Il est donc grand temps de monter en puissance, c’est possible et faisable à condition d’y croire et d’en avoir la volonté. Le président Tebboune parle désormais de la grandeur de l’Algérie. Il y croit car lui-même a été témoin d’une époque, celle des années soixante dix quand l’Algérie avait le même niveau de développement économique que l’Espagne franquiste. Le Dinar à l’époque s’échangeait au même taux que le dollar et le Franc était parfois inférieur au dinar lors de certaines conversions bancaires. Ce temps là le chef de l’Etat l’a toujours en tête et il veut qu’il revienne, bien sur pas dans les mêmes conditions, car le monde a changé et le capitalisme d’Etat, voie choisie par l’Algérie de Houari Boumediene et dans une moindre mesure par son successeur Chadli  n’est plus d’actualité, c’est le libéralisme qui l’a remplacé et la nouvelle Algérie a définitivement adopté un tel modèle en le régulant pour éviter tout dépassement. Or ce pays transformé que le président de la république entend mettre sur rail doit épouser les règles financières en vigueur dans un monde en pleine mutation où  les changements sont d’une fréquence telle qu’il est parfois difficile de suivre le rythme. Alors oui! Le dinar doit être réévalué pour atteindre au moins la valeur de 140 Dinars pour un dollar, ce qui  dans une première étape est déjà mieux mais sera encore insuffisant car il faudra faire mieux que cela pour atteindre une parité raisonnable.

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