En prévision de l’Aid el Adha Alviar importe 100.000 têtes de mouton

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A quelques mois de l’Aid El Adha, les autorités se mobilisent et prennent les devants. C’est dans ce contexte  que l‘algérienne des viandes rouges (ALVIAR) compte importer pas moins de 100.000 têtes de mouton.

En effet, le président de la Fédération nationale des viandes rouges et dérivés, Merouane Kheir a révélé qu’Alviar a reçu une autorisation pour l’importation de 100.000 têtes de mouton de Roumanie. Selon lui l’Alviar sera chargée de l’importation et de la commercialisation de ces moutons, après avoir obtenu une autorisation pour importer des moutons de Roumanie en prévision du Ramadan.  Le processus d’importation de petites quantités a commencé pendant le mois de Ramadan, avec l’importation du reste en prévision de l’Aïd al-Adha, afin de permettre aux citoyens d’acquérir des moutons à des prix raisonnables, variant entre 45.000 et 50.000 dinars.

Concernant le prix de ces moutons, Kheir estime qu’il ne dépassera pas les 45.000/50 000 dinars.

Par ailleurs, le président de la Fédération nationale de la viande a considéré que l’importation était une bonne initiative pour réduire les prix et stabiliser le marché, ainsi qu’une stratégie avisée pour protéger le cheptel qui a connu un déclin, lui donnant ainsi le temps de se reproduire. Cependant, il a appelé les autorités à envisager un plan d’action et une stratégie pour réguler le marché et assurer sa stabilité, afin de ne pas être affecté en cas d’arrêt des importations et donc de confrontation avec une nouvelle hausse des prix. Il a également souligné l’importance de réfléchir à des mécanismes pour protéger les éleveurs de bétail et les accompagner pour assurer la continuité de leur activité en cas de baisse de leurs ventes en raison de la concurrence résultant des importations. Dans le même contexte, le président de l’Association nationale des commerçants, investisseurs et artisans, Haj Tahir Boulnoar, a affirmé que le marché avait besoin de 3 millions de têtes de moutons pendant l’Aïd al-Adha, ce qui nécessite, selon lui, des mesures à moyen et long termes pour multiplier le cheptel. Il a souligné que bien que l’importation soit positive, elle reste une solution temporaire, et il est nécessaire de réfléchir à des solutions durables en soutenant les éleveurs en leur fournissant une alimentation animale et en augmentant les quantités d’aliments subventionnés qui leur sont fournies pour augmenter la production et ainsi réduire les prix.

Par Kheireddine Boukhalfa

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