La convocation par notre ministre des AE de l’ambassadeur du Niger en Algérie est la réponse immédiate de celle de notre ambassadeur à Niamey. II semble qu’il y ait de l’eau dans le gaz dans les relations entre ces pays du Sahel et notre pays. Ainsi après le Mali dont la brouille a été constatée, c’est à présent le tour du Niger. Ces deux pays sont gouvernés par des juntes militaires qui ont pris le pouvoir par la force suite à des coups d’Etat.
Pourtant l’Algérie, contrairement aux autres pays africains et particulièrement la CEDEAO dont faisaient partie ces deux pays avaient sévèrement condamné les deux putschs.L’Algérie qui, elle aussi ,a condamné ces coups de force ,les considérant comme illégitimes et contraires aux principes fondamentaux affichés par l’Union africaine , avait pourtant fait tout son possible pour éviter à ces deux pays d’etre attaqués militairement par les troupes des pays de la CEDEAO . On se rappelle le déplacement au Nigéria de M. Ahmed Attaf et sa tentative de médiation qui avait fait reculer l’échéance décisive de l’envoi des troupes africaines au Niger. Malgré cette volonté de l’Algérie à refroidir le péril d’un embrasement dans la région sahélienne, région truffée de groupes terroristes, lesquels au demeurant se livrent à une guerre entre eux mais aussi à des mercenaires de Wagner, venus tenter l’aventure africaine qui leur rapporte gros. Le Sahel est devenu un vrai champ de mines et la médiation algérienne qui repose sur la réconciliation et la fraternité ne convient pas à ces va t’en guerre qui ont pris le pouvoir à Bamako et à Niamey. Jusqu’ici le Niger et ses nouveaux dirigeants se sont gardés de critiquer l’Algérie mais voilèrent soudainement et sous un prétexte fallacieux ils inventent une crise migratoire dont l’Algérie serait responsable. Savent –ils ces militaires au pouvoir à Niamey que l’Algérie acceuille des centaines de milliers de nigériens, les -nourriit, les habille et leur donne meme la liberté de se déplacer sans lilmite à l’intérieur du pays . On trouve ces réfugiés de la faim dans toutes les villes et villages d’Algérie du sud au nord, à l’est, à l’ouest et jusque dans les hauts plateaux. Cette incursion de cette population africaine originaire principalement du Niger a atteint aujourd’hui les limites de la mansuétude et de la bienséance. Quand les autorités algériennes respectant le traité signé entre le Niger dirigé à l’époque par le président Mohamed Barzoum a rappellé aux nouveaux dirigeants que l’accord en question n’est pas respecté par les autorités nigériennes lesquelles au lieu de laisser passer des quotas de réfugiés connus par les deux pays ont brutalement passé sous silence les termes pourtant clairs de ce traité . Ainsi nous assistons depuis quelque temps à un afflux massif de femmes d’enfants et d’adolescents nigériens en Algérie .L’Algérie a alors décidé d’agir et de mettre un terme à cet envahissement de populations entières sur le sol algérien .Cela a déplu aux militaires au pouvoir à Niamey qui alors se sont empressés d’accuser l’Algérie de refouler brutalement les Nigériens d’Algérie, d’où cette convocation aux allures chevaleresques de notre ambassadeur à Niamey. Il Semble que cette manoeuvre des plus désobligeantes envers un pays qui a sauvé des millions de nigériens de la famine trouve aujourd’hui ses limites.
