Sous l’impulsion du Président Tebboune, un projet écologique et économique d’envergure pour préserver le patrimoine naturel et promouvoir le développement durable.
Dans un élan de préservation environnementale et de développement économique durable, l’Algérie, sous la direction du président Abdelmadjid Tebboune, s’engage dans la relance du mythique projet du Barrage Vert. Initié dans les années 70, ce projet colossal de reforestation, qui s’étire sur 1 500 kilomètres d’est en ouest du pays, couvrant une superficie de 3 millions d’hectares, entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de revitalisation.La vision rénovée du président Tebboune pour le Barrage Vert est audacieuse. Elle ne se limite pas à la lutte contre la désertification, mais englobe également la création d’opportunités économiques et sociales pour les populations locales. L’annonce faite lors du dernier conseil des ministres révèle la préparation d’un cahier des charges spécifique pour la reconstruction du Barrage Vert, mettant l’accent sur l’implication de jeunes entreprises dans les domaines de la plantation d’arbres, de l’irrigation, ainsi que du soin et suivi de l’exploitation. Le projet envisage une généralisation de la plantation d’arbres du Barrage Vert aux zones de dunes, luttant ainsi contre l’avancée des sables, un phénomène qui menace l’équilibre écologique et la productivité des terres.
Patrimoine National et Bouclier Écologique
Le Barrage Vert, plus qu’un simple projet de reforestation, est un héritage national et un moyen vital de lutte contre la désertification. Mourad Belaaz, lors de la Conférence Forestière Mondiale sous le thème «Forêt, source de vie», a souligné l’importance de la gestion durable des forêts dans les régions subsahariennes. Les défis de régénération et les menaces écologiques et économiques requièrent une stratégie de préservation renforcée et un engagement soutenu pour le développement durable. La Direction générale des forêts (DGF) rapporte des progrès significatifs, avec plus de 26 millions de plants mis en terre dans le cadre du programme 2020-2023, couvrant une superficie de 43 558 hectares. Ce travail acharné témoigne de l’engagement de l’Algérie envers la protection de l’environnement et le développement socio-économique des zones concernées. Mme Saliha Fortas, directrice de la lutte contre la désertification et du barrage vert auprès de la DGF, met en lumière l’importance de ce projet non seulement pour l’écologie mais aussi pour son potentiel à améliorer la prospérité des populations vivant à proximité.
Vers une Économie Verte et Inclusive
Le nouveau programme du Barrage Vert adopte une approche intégrée, favorisant la plantation d’espèces génératrices de richesse et résistantes aux conditions climatiques extrêmes. L’olivier, le pistachier, l’amandier et le caroubier sont au cœur de cette initiative, promettant non seulement une lutte efficace contre la désertification mais aussi un renouveau économique pour les régions arides. Ce programme ambitionne également de valoriser les activités artisanales et l’agriculture durable, en encourageant les initiatives locales et en fournissant un soutien crucial à travers des formations, des aides financières et des facilités administratives. La relance du Barrage Vert par le président Tebboune représente un tournant décisif pour l’Algérie dans sa lutte contre la désertification, illustrant parfaitement la volonté du pays de concilier développement durable et progrès économique. Ce projet d’envergure est un symbole d’espoir pour la préservation de l’environnement et l’amélioration de la qualité de vie des Algériens, témoignant de l’engagement du pays vers un avenir plus vert et plus prospère.
Par Mohamed Tahar Aissani
