Vie chère et équilibre social :L’Algérie comparée à ses voisins nord africains

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Le mois de Ramadan, on n’y pense plus; du moins jusqu’à l’année prochaine. Ce mois de jeune 2024  a été particulièrement saignant pour les revenus moyens. Ne parlons pas des faibles revenus  qui ont du s’endetter ou tout simplement devenir végétariens. Sincèrement la majorité des citoyens ont du faire face à une inflation galopante.

Est -ce réellement la faute à une inflation non maitrisée ou à une spéculation effrénée due à la gloutonnerie des commerçants  dont les produits ont grimpé brutalement dès le premier jour du mois de jeune  et durant ses dix derniers. A titre d’exemple  la pomme de terre vendue les dix premiers  jours à 60   et 70 dinars a subi  une variation inexplicable les vingt jours suivants. A la fin du mois son prix affichait 110 voire 120 dinars le kilo. Ne parlons pas de  la viande locale  de bœuf  et de mouton dont seuls les riches peuvent se la permettre tous les jours. Comment, en effet, un salarié percevant un salaire de 50.000 dinars qui représentait il y a quelques années une somme considérable  peut-il, en cette année 2024, se permettre durant tout un mois pourvoir à nourrir convenablement sa famille et songer à ces autres produits qui maintiennent son logis propre. Faut-il ajouter toutes ces dépenses subsidiaires dues  à l’argent de poche des enfants surtout si ceux-ci sont scolarisés. Même pour un couple dont le mari et la femme ont un emploi, tenir jusqu’à la fin du mois, autrement dit jusqu’au prochain salaire relève du miracle, de ce miracle dont les Algériens ont le secret car logiquement ou bien ils disposent de fortunes dont la provenance relève du mystère absolu ou ils réussissent la gageure de diversifier de façon exponentielle leurs revenus et dans tel cas ils sont devenus les champions du monde de la débrouillardise. En tout état de cause cela démontre que l’Algérie peut être classée comme un pays riche, en tous cas le plus riche d’Afrique du nord. A l’époque de Kadhafi c’était la Libye qui détenait un tel palmarès. Plus maintenant avec la scission de ce pays même pas l’Egypte pourtant pays classé  partiellement émergent n’a pas réussi à donner à sa population cet équilibre social qui existe en Algérie. Dans  ce pays  la classe des bas revenus et de ceux qui vivent au dessous du seuil de pauvreté est évaluée à 70% du nombre total des habitants de ce pays. La Tunisie  qui vit du seul tourisme et d’une industrie manufacturière dont les propriétaires sont de grandes marques  françaises n’a  pas; elle aussi, cet équilibre social existant chez son voisin de l »ouest. Ne parlons pas du Maroc dont le régime monarchique a institué » le privilège comme un droit divin  et qui va de soi dans ce pays. Seule une classe bourgeoise alliée aux apparentés de la famille royale profite du bien être social. Plus on s’enfonce dans  ce pays  plus on remarque l’état de dénuement dont souffrent les deux tiers des marocains. Finalement c’est en Algérie où on vit le mieux , pratiquement comme un pays du sud de l’Europe.

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