Une telle devise est rare de nos jours, dans un monde régi par le rapport de force ignorant toutes les valeurs civilisationelles. L’Algérie est un des rares pays, sinon le seul, qui dès la proclamation de son indépendance a ancré dans toutes les décisions prises concernant sa politique étrangère la loyauté envers des principes qui apparaissent aujourd’hui appartenir au passé.
Un passé pas si loin que ça puisque il s’agit du siècle dernier où pourtant les conflits existaient et peut être plus en nombre qu’au cours du siècle présent. Il y avait un code de conduite que les Etats respectaient .Certaines lignes rouges ne devaient pas être franchies car si elles l’étaient cela suscitait une désapprobation générale et celle -ci était prise en compte par le pays qui en était l’auteur. Plus maintenant où la technologie numérique en constante évolution a brisé tous les codes de bonne conduite. Aujourd’hui les réseaux sociaux brouillent toutes les pistes et les Etats ne sont plus ce qu’ils étaient. En fait ils ont changé de paradigme et agissent souvent comme des Etats voyous qui ne respectent que l’usage de la force. Dans ce monde embrouillé à l’extrême l’Algérie fait figure d’un pays hors du temps car elle refuse d’être entrainée en dehors des limites qu’elle s’est imposée au lendemain même du recouvrement de sa souveraineté nationale. Des limites toujours en vigueur et qui sont : Pas d’ingérence dans les affaires internes d’un pays, renoncement à toute velléité d’agression ayant pour objectif une annexion ou une prise par la force d’un territoire transfrontalier, soutien des peuples voulant se débarrasser du colonialisme et de toute oppression extérieure. Alors qu’un grand nombre de pays et particulièrement ceux qui ont acquis une puissance militaire hors normes ne s’embarrassent nullement de principes ou de valeurs universelles dont ils se réclament et pour certains d’entre eux se vantent d’en être les auteurs l’Algérie fait exception. Elle est devenue un ilot du droit international. C’est pour cela que souvent les puissants de ce monde les Etats-Unis mais aussi la France n’arrivent pas à comprendre notre pays qui leur donne l’impression de se battre contre une illusion mais une illusion prise en considération par les Etats qui ont connu la perfidie du colonialisme et la face cachée du néo colonialisme qui suivit l’acquisition de leur indépendance. Le discours de l’Algérie dans l’arène internationale plait à tous les anciens opprimés de la terre, victimes de l’oppression coloniale et des ambitions impérialistes mais il déplait et de manière amère à ces puissances dites du monde libre donneuses de leçons qui sont rarement appliquées par elles. L’exemple édifiant nous est donné dans ce qui se passe actuellement à Ghaza et en Cisjordanie occupée. Les larmes de crocodile versées par les Américains, les français et en général tous les occidentaux ne sont pas sincères du tout. C’est d’une hypocrisie nauséabonde. Entre la sincérité de leurs sentiments affichés au lendemain de l’attaque du 7 octobre qualifiée par cette coterie occidentale de pogrom ou le terme crime contre l’humanité a même été prononcé par les Américains et leurs supplétifs les français et celle faussement affichée des massacres commis sans discernement dans l’enclave palestinienne de Ghaza et des exécutions punitives de colons israéliens envers des villageois palestiniens il n’ ya pas photo. Où sont donc passés les principes moralisateurs affichés par cet occident judéo-chrétien ? En réalité ils n’ont jamais eu droit de cité. Ils n’existent que dans les livres ou dans les discours mensongers prononcés par des politiciens et des philosophes en herbe qui hantent les plateaux de télévision. En Algérie certes nous vivons dans une bulle transcendante qui remonte aux origines et à la composante d’un peuple appelé avec justesse amazighe, traduire : Hommes d’honneur et qui dit honneur ne peut dissocier celui-ci des principes qui lui donnent toute sa substance.
