La wilaya de Mila a officiellement lancé, ce samedi 21 avril, à partir de la maison de la culture Moubarek El Mili, les célébrations du mois du patrimoine qui vont durer jusqu’au 18 mai prochain.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Secrétaire Général (SG) de la wilaya, Selmi Abdelkader. Placée sous le thème « Le patrimoine culturel et la gestion des risques en temps des conflits et des catastrophes naturelles », la nouvelle édition de cette manifestation annuelle connaitra une panoplie d’activités scientifique et artistiques de nature à sensibiliser la population à l’importance du patrimoine culturel de la collectivité et les impératifs de sa sauvegarde.Dans ce sens, le chef de service du Patrimoine à la direction de la culture, Lazghed Chiaba, dira à notre journal : « Il sera organisé, tout au long de la période du 21 avril au 18 mai, un ensemble d’expositions dans le hall de la maison de la culture Moubarek El Mili et dans d’autres communes de la wilaya. Ces expos comprendront des pavillons pour les livres d’histoire et d’autre pour les pièces archéologiques. On prévoit également l’installation de la khaïma traditionnelle et de stands pour la Protection civile, la Maison de l’Artisanat et les agences de voyages. Et cette année, deux ailes du salon seront réservées à l’Etat de Palestine et à celui de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) » Le programme prévoit également des portes ouvertes sur les monuments historiques de la wilaya, des visites guidées au profit des élèves des établissements scolaires et un exercice de simulation de la Protection civile reproduisant une intervention sur un site historique protégé touché par un tremblement de terre. Au volet scientifique, le programme comporte quatre conférences thématiques. Elles seront animées par des professeurs d’universités. En s’exprimant sur la thématique retenue pour la présente édition, notre interlocuteur précisera : « Ce mois sera consacré à la sensibilisation aux risques qui guettent le legs historique, culturel et archéologique hérité des anciennes générations. » Il soulignera dans ce sens que le patrimoine matériel et immatériel est exposé à une multitude de risques, générés par les conflits armés et les calamités naturelles, et qu’il est du devoir de tout le monde de l’en protéger, car il y va de la mémoire collective de la nation. Selon notre interlocuteur, c’est à cause de la multiplication des agressions contre le patrimoine, ici et ailleurs dans le monde, que le ministère de la Culture a décidé de placer l’édition de cette année sous ce thème révélateur. Chiaba rappelle que le patrimoine, tant matériel qu’immatériel, représente la mémoire collective et qu’il subit dans certaines parties du monde, comme en Irak ou en Palestine occupée à titre d’exemple, des attaques systématiques à des fins impérialistes bien connues. « Conscientes de sa valeur civilisationnelle, des forces impérialistes continuent de voler et de détourner de larges pans du patrimoine des peuples opprimés dans une tentative d’effacer de la mémoire des siècles d’histoire. L’enjeu est de taille. » Notre interlocuteur a, d’autre part, souligné que ce legs culturel est également exposé à de nombreux autres périls, dont les catastrophes naturelles et les aléas climatiques. « En plus de la prédation orchestrée par des Etats ou commise par des trafiquants de pièces archéologiques de valeur, le patrimoine, notamment matériel, est régulièrement abîmé, dégradé par les calamités naturelles, telles que les séismes, les incendies et les inondations. Il est à signaler que la wilaya de Mila, riche en patrimoine historique, recèle 13 sites archéologiques classés datant de différentes époques historiques, a indiqué Chiaba Lazghed.
