Vers la création d’une UMA bis: Les chefs d’Etats algérien, tunisien et Libyen aujourd’hui à Tunis

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L’UMA  est-elle en train de renaitre de ses cendres? Sous une nouvelle appellation, bien entendu. On parle d’une union nord africaine ou d’une Alliance nord africaine. Peu importe car ce qui compte c’est qu’enfin on ait décidé d’aller de l’avant. Pour rappel c’est sur l’initiative du président Tebboune que ce regroupement nord africain naitra et sans doute fera parler de lui.

Lors de sa dernière rencontre périodique avec les médias nationaux, le président Tebboune a pour la première fois parlé de la possibilité de relancer le projet UMA mis en veilleuse ou plus exactement congelé depuis de nombreuses années, si bien que tout le monde le croyait mort et qu’il ne ressusciterait pas. Or cela va sans doute arriver (la résurrection) et plus tôt que l’on ne croyait. Bien sur il s’agit d’une nouvelle forme d’union maghrébine. Pour le moment il s’agit de l’Algérie, pays lanceur de cette idée, de la Tunisie, pas celle de  ses anciens dirigeants mais de Kais Es Saied, patriote jusqu’au bout des ongles et fervent défenseur d’un projet commun avec l’Algérie et la Libye. Coté libyen Mohamed El Menfi qui est à la tête d’un conseil de transition installé à Tripoli se rendant compte de la complexité politique qui existe aujourd’hui dans son pays divisé en deux provinces distinctes, telles qu’elles existaient dans l’antiquité (Cyrénaïque et Tripolitaine) et n’ayant le contrôle que de la partie Est (Tripolitaine) veut que cette région très proche culturellement de la Tunisie et de l’Algérie fasse partie d’un projet commun qui l’impliquerait elle aussi. El Menfi espère que si la région dont il a le contrôle devienne prospère et que ses habitants en profitent pleinement cela entrainerait l’autre région de l’ouest  à réfléchir, elle aussi  et finisse à  la longue  par intégrer cette nouvelle alliance. Aujourd’hui donc Tunis connaitra un évènement dont si tout se passe bien les peuples de la région concernée se souviendront toujours. Les trois chefs d’Etat vont d’abord sacraliser l’évènement en créant officiellement une alliance à trois qu’ils baptiseront par une nouvelle appellation car il n’est pas question de réintroduire un sigle dont la teneur est totalement  inexistante. Ce qui veut dire « On passe à autre chose ». Certains diront pourquoi la Mauritanie n’est pas associée à ce projet commun car après tout ce pays se situe dans l’espace maghrébin? Il n’existe que deux types de réponse. La première est que les dirigeants de ce pays ayant été avisés ont préféré s’abstenir car selon eux  ils ne sont pas prêts. La seconde réponse  est que ce projet que l’on veut mettre sur pied dans l’immédiat se veut être  d’abord une construction économique , du genre de l’ancienne communauté économique européenne (CEE) visant à établir une complémentarité et un socle économique entre  les pays (Algérie, Tunisie, Libye) qui disposent de ressources, d’institutions et d’infrastructures suffisantes lesquelles une fois planifiées en commun donnerait à  cette nouvelle alliance régionale un poids suffisant pour passer à l’étape suivante, laquelle visera une union économique entre ces trois pays et pourquoi pas  une monnaie unique. Le projet est éminemment ambitieux dans sa conception et il sera cohérent dans son application car il est question d’y aller par étapes et non se précipiter pour que ce projet à trois ne finisse jamais comme avait fini l’UMA.  Le président Tebboune a laissé comme il l’avait annoncé la porte ouverte au Maroc. Par ce geste il démontre que l’Algérie contrairement au Maroc n’éprouve aucune hostilité envers ce pays maghrébin. Sachant toutefois que ce pays a choisi sa voie qui s’est  littéralement éloignée de  toute vision maghrébine et de ce fait il est impossible d’appeler  ce pays à adhérer à ce nouvel espace car il y a fort risque qu’il finisse par le saborder.

Rencontre à Tunis

« À l’invitation du président de la République Kais Saied, le président Abdelmadjid Tebboune, président de la République algérienne démocratique et populaire, et le président Mohamed Younes El Menfi, président du conseil présidentiel de l’Etat de Libye, effectueront une visite en Tunisie lundi 22 avril afin de participer à la première réunion de concertation entre les dirigeants des trois pays frères», lit-on dans le communiqué de la présidence tunisienne. Le président mauritanien Mohamed Al Ghazouani n’est pas cité parmi les participants à cette réunion. Au cours de sa conférence de presse du 26 mars, le ministre Ahmed Attaf avait répondu à une question sur « la réticence de la Mauritanie » en suggérant au journaliste qui l’a posée de «suivre l’actualité».

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