Annaba- 4eme festival méditerranéen du cinéma :Une opportunité pour les jeunes réalisateurs

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Annaba accueille à compter d’hier 24 avril son quatrième festival méditerranéen du cinéma. Les présentations de films de plusieurs pays de la rive nord et sud de la Méditerranée se dérouleront au théâtre régional Azzedine Majdoubi superbement paré qui verra les compétiteurs monter les marches de  cet édifice comme cela se fait à Cannes dont le festival est aussi prévu ce mois –ci.

Du 24 au 30 avril la quatrième ville d’Algérie renouera avec cette manifestation culturelle du pourtour méditerranéen. Hier  tard dans l’après–midi  la ministre de la culture  a inauguré le début de cette manifestation culturelle en présence du wali, des autorités officielles de la ville et un nombre visible d’invités étrangers. Les compétitions débuteront  aujourd’hui 25 avril. Ce festival dont la fréquence a toujours été espacée à cause de circonstances particulières, liées le plus souvent à des évènements qui ont un lien avec la sécurité. Rappelons–nous le premier festival du genre dans cette ville eut lieu au cours de la décennie quatre vingt, période faste où la culture mais aussi le sport avaient atteint leur apogée. L’Algérie vivait dans ce que le régime politique de l’époque dominé par un parti unique influent appelait l’«Infitah» autrement dit ouverture contrôlée dans le domaine de l’économie et de la culture. Dans cette perspective les autorités pensaient que la tenue de ce festival se ferait chaque année au printemps.  C’était parler un peu vite car le 5 octobre 1988 il y eut un bouleversement auquel le FLN  qui faisait la pluie et le beau temps après le décès du président Boumediene ne s’y attendait pas. Ce bouleversement dont on sut plus tard qu’il avait été provoqué (par qui ? On ne le saura jamais avec précision) changea la donne et on oublia la décision d’organiser annuellement ce festival de cinéma. En fait entre le premier et celui qui aura lieu cette semaine vingt ans se sont écoulés. Cela pose un sérieux problème de régularité car un festival digne de ce nom obtient sa réputation grâce à son calendrier, comme c’est le cas de manifestations de ce genre qui ont lieu périodiquement en France et en Italie  dont les plus prestigieuse d’entre elles sont incontestablement Cannes et Venise. Il y a aussi des festivals spécialisés  dont celui de la bande dessinée à Angoulême. Ceux de Carthage en Tunisie et d’Annaba se ressemblent. Ils rassemblent des cinéastes qui ne sont pas connus qui présentent des films d’art et d’essai mais aussi des fictions reposant sur des faits sociétaux. Ce genre de rencontres permet à ces réalisateurs de mettre leurs pieds dans l’étrier engageant également dans leur sillage des actrices et des acteurs qui rêvent de devenir célèbres et pourquoi pas un jour lointain des stars de cinéma. Carthage et Annaba sont ainsi devenues des cités où le cinéma méditerranéen se particularise en  créant un cachet qui lui est propre et qui le différencie des autres festivals du grand et du petit écran qui pullulent en Europe. Carthage a quand même un avantage sérieux sur Annaba grâce à la régularité des manifestations et aux nombre impressionnant de ses compétitions. Pour atteindre une réputation sans tache et donnant envie à des cinéastes du pourtour méditerranéen de venir il faut  qu’Annaba pérennise cette manifestation cinématographique  la rendant semblable à celle de Carthage. Les succès d’évènements analogues on les doit à la périodicité de leur calendrier précis. Annaba doit relever le défi. Si elle ne le fait pas et continue d’espacer sans raison valable la tenue de ce festival méditerranéen le challenge est perdu d’avance.

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