Election présidentielle :Que décideront le FLN et le RND ?

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Comme d’habitude à l’approche de toute élection les partis politiques sortent de leur torpeur et commencent à s’agiter surtout les formations politiques de moindre importance. Les grands partis, ceux qui sont connus et qui disposent d’un réservoir de militants préfèrent attendre. C’est le cas du FLN, du RND, du FFS  et du MSP sauf que ce dernier a déjà fait connaitre sa décision, son leader sera candidat.

Il est encore trop tôt pour claironner mais ces petits partis islamistes sont, pour la plupart d’entre eux, gagnés par la fébrilité. Ainsi le parti de Bengrina pense réitérer son score de la dernière élection présidentielle où il obtint 18%  de voix. Cette fois–ci il n’y a aucune certitude qu’il fasse pareil car l’élection du 12 décembre 2019 avait eu lieu dans un contexte exceptionnel et les partis dits démocrates l’avaient boycottée. Ce n’est pas le cas cette année car un parti de la mouvance laïque et démocrate à l’’instar du Parti des travailleurs  a déjà fait connaitre sa décision d’y participer et il est fort possible que son leader, Louisa Hanoune se présente. En ce qui concerne les grands partis du moins ceux qui sont connus des Algériens et qui ont des députés à l’APN  il y a un mouvement de réflexion qui s’est constitué où on débat de la question de la candidature. Pour le MSP  la question est déjà tranchée, Mokri sera candidat non à la tête  d’une coalition islamo conservatrice mais uniquement au nom du parti qu’il dirige. La proposition faite par Bengrina et des micros partis politiques se réclamant du conservatisme islamiste a été poliment refusée par le MSP  qui se réclame ouvertement des Frères musulmans. Quant au FFS  miné par des querelles internes opposant l’actuel premier secrétaire réformateur et des militants qui se réclament de la tendance de feu Ait Ahmed la question, premièrement d’une  présentation d’un candidat de ce parti et deuxièmement de quel candidat il s’agit, n’est pas encore tranchée. Elle le sera sans doute plus tard en tous cas après la convocation au mois de juin du corps électoral. Il reste le FLN et son frère jumeau le RND. Rien n’a encore été décidé. Ces deux partis qui ont gouverné le pays alternativement  depuis 1995  jusqu’à 2019 et qui s’étaient constitués majorité présidentielle avaient soutenu d’abord Liamine Zéroual puis Abdelaziz Bouteflika  au cours de ces quatre mandats. En tout si on fait le compte ils se sont incrustés au sein du sérail politique pendant une durée de 25 ans. Abdelmadjid Tebboune élu  fin 2019 mettra  fin à une allégeance qui a trop duré à son gré. En se présentant sous sa propre étiquette, en indépendant, sous aucune casquette partisane l’actuel président a coupé l’herbe sous les pieds de ces deux partis. Sans leader  aujourd’hui à leur tête  car ils avaient toujours été chapeautés par l’un des leurs (de Chadli à Bouteflika) Leurs dirigeants actuels sont d’illustres inconnus. Présenter un candidat connu leur sera impossible. Alors ils n’ont d’autre choix que de faire ce qu’ils ont toujours fait, c’est-à-dire soutenir le président sortant, autrement dit Abdelmadjid Tebboune sauf que ce dernier ne leur demande pas de le faire car il ne leur doit rien puisque souvenons–nous lors de l’élection de décembre 2019 le FLN et le RND avaient misé sur le mauvais cheval en l’occurrence Miloudi  qui avait été battu à plate couture puisque même Bengrina avait fait un meilleur score que lui.  En fait si le président sortant s’inscrit pour un second mandat, le dernier selon la constitution amendée, aucun challenger ne pourra le vaincre si les sondages fonctionnaient en Algérie et cela n’a jamais été le cas les résultats donneraient  à Tebboune plus de 70%  des intentions de vote et c’est loin d’être un résultat sur gonflé.

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