L’auteur des boucheries de Ghaza, Benyamin Netanyahu, est dans le viseur du procureur de la Cour Pénale Internationale, Karim Khan. Celui-ci est sorti du silence, ce vendredi 3 mai, pour recadrer le premier ministre de l’entité temporaire sioniste, en lui rappelant que ses agissements perfides visant à entraver le travail de l’institution onusienne ou d’interférer sur ses décisions et la procédure de traitement des dossiers qui sont soumis à son autorité « doivent cesser immédiatement ».
Le procureur de la CPI répond aux menaces proférées contre sa propre personne et les deux juges chargés d’émettre ou non les mandats d’arrêt internationaux contre des responsables israéliens impliqués dans le génocide de Ghaza. Karim Khan, fait, depuis quelques semaines, l’objet de menaces et d’intimidation de la part du chef du gouvernement sioniste et de ses alliés pour influer sur les imminentes décisions contre les responsables de la boucherie ghazaouie. Khan a précisé, dans un communiqué émis par son bureau, ce vendredi 3 mai, que «.les menaces formulées contre la personne du procureur et des juges de la CPI constituent une grave atteinte à l’administration onusienne et à l’esprit de justice qu’elle est censé préserver et défendre. » Le magistrat pakistanais ne fournit, dans son communiqué, aucun détail sur la nature des menaces proférées par le charcutier de Ghaza, mais explique clairement que depuis la mi-avril dernier, date à laquelle Netanyahu a su que la Cour Pénale Internationale peaufinait son travail sur les plaintes pour génocide déposées à son niveau par l’Afrique du Sud, et ralliée plus tard, par d’autres pays comme le Bangladesh, Djibouti, Les Comores la Bolivie et la Turquie, a multiplié ses menaces contre les juges et ses activités de coulisses pour nuire à l’institution internationale, dans le but de faire capoter sa procédure. A rappeler que des médias israéliens ont rapporté que le Premier ministre de l’Etat hébreux «avait officiellement demandé, et à maintes reprises, à Washington de faire pression sur les pays de nationalité des trois juges qui devraient valider ou rejeter les mandats d’arrêt contre des ministres du Cabinet de Guerre.» Plus grave encore, ces mêmes médias affirment que Benyamin Netanyahu «menace d’user de rétorsions financières contre l’Autorité palestinienne si des mandats d’arrêt internationaux étaient décidés par la CPI. A rappeler que la juridiction onusienne fait l’objet, ouvertement ou tacitement, de menaces régulières, depuis 2014, notamment au sujet des dossiers relatifs à l’Afghanistan et à la Palestine déposés à son niveau contre les USA et l’Etat hébreux. A souligner, au passage, que ces deux Etats sont considérés comme des entités hors la loi et sont derrière tous les conflits armés et les activités terroristes qui déstabilisent le monde depuis des décennies. A signaler que la mise en garde de Karim Khan, de ce vendredi, a été saluée par des observateurs internationaux aux Etats Unis, en Europe et au Proche Orient. Unanimement, ceux-ci ont plaidé pour que justice soit faite et encouragé le procureur de la CPI à préserver le droit international et à faire barrage à la politique des deux poids, deux mesures, que les pouvoirs impérialistes font subir au monde depuis des lustres.
