Naissance du G3 de Carthage : Le plus dur reste à faire

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 Il ne suffit pas  de signer l’acte de naissance d’un regroupement régional pour dire que c’est fait. En fait c’est un processus assez long qui demande de la patience, de la rigueur et surtout une volonté inébranlable. Les dirigeants actuels de ce G3 de Carthage l’ont. Sera–ce le cas de leurs successeurs ?

En fait les textes n’ont de valeur, non à cause de leur contenu, mais par la détermination de ceux qui sont à l’origine de leur conception.  Il ne faut surtout pas reproduire l’erreur de l’ex UMA qui a vécu prématurément et est morte lentement à cause de l’inertie de ces concepteurs. Ce G3 qui n’a pas encore affiché ce qu’il ambitionnait dans les années à venir doit être dirigé par une commission représentant les trois pays. Une commission qui a un rôle strictement technique et qui doit travailler sur des projets d’intérêt commun à ces trois pays du Maghreb que sont l’Algérie, la Tunisie et cette partie occidentale de la Libye qui a pour capitale Tripoli. Pour le moment la partie orientale de ce pays n’est pas concernée par ce projet à cause du différent qui oppose le président du conseil de transition dirigé par Mohamed El Menfi reconnu par l’ONU  et dont le siège est à Tripoli et le Maréchal Haftar dirigeant une opposition se réclamant d’un parlement sis à Benghazi, la deuxième ville de la Libye. C’est donc une situation compliquée qu’auront à affronter les trois dirigeants de ce G3. Une situation compliquée mais non insurmontable car du point de vue d’observateurs politiques avisés si le projet de ce Maghreb à trois fonctionne, du moins sur le plan économique, entrainant des conséquences sociales positives, cette partie Ouest de la Libye serait tentée de rejoindre le camp adverse car elle  y verrait son intérêt. En fait c’est ce que misent Tebboune, Saied et El Menfi. Un pari audacieux mais faisable car les trois pays concernés disposent d’atouts indéniables. Ils disposent d’infrastructures routières et auto routières suffisantes pour la circulation des produits et marchandises. Ils ont des ressources énergétiques pratiquement inépuisables : Le gaz pour l’Algérie, le pétrole pour la Libye, les services et le tourisme pour la Tunisie. Il reste à globaliser cet ensemble et le mettre au service commun.  Il y a aussi l’intérêt de créer une banque spécifique spécialement chargée à investir dans les flux financiers dégagés par ces trois pays. En clair il s’agira de fonder une bourse maghrébine, laquelle sera en contact permanent avec les bourses des trois pays (celle de la Libye qui n’existe pas encore reste à créer). La commission dont nous avons parlé plus haut jouera le rôle d’un gouvernement économique du G3. Le  volet politique est, quant à lui,  du ressort des trois dirigeants des pays composant ce G3.  Le processus en question se rodera au fur et à mesure de ses avancées jusqu’à atteindre un tel degré d’efficacité qui le rendra indispensable. En fait la commission sera le moteur du G3. Plus tard  quand les résultats programmés sont visibles par les peuples des trois pays on pourra alors songer à légiférer et promulguer des lois communes aux trois pays, en clair élire un parlement maghrébin qui décidera d’un avenir commun pour ces trois pays du Maghreb mais ne nous précipitons pas, chaque chose en son temps !

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