Cour de Jijel- Une journée pour la faute médicale: Un combat pour dépénaliser l’acte médical

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La cour de Jijel organise une journée d’étude sur la faute médicale, un sujet complexe qui soulève des enjeux d’importance mondiale. Cet événement, tenu le 9 mai, rassemble procureurs, juges, médecins légistes et représentants des ordres médicaux régionaux. Il vise à examiner les nuances entre l’erreur et la faute médicale, tout en discutant du combat des médecins pour dépénaliser certains actes médicaux.

L’erreur médicale est universelle et n’épargne aucun système de santé. Soulever cette question est difficile, car elle requiert une grande expertise. Les erreurs involontaires sans conséquences graves pour la santé du patient sont compréhensibles. Comme tout être humain, le médecin peut se tromper. Lorsqu’une erreur de diagnostic survient, souvent un second avis peut rectifier le tir. Chaque métier comporte des risques, et aucune profession n’est à l’abri d’une erreur. Cependant, la réparation du dommage doit être garantie, surtout dans les cas graves qui conduisent à un décès ou une paralysie. Les erreurs médicales, en dépit de leur fréquence, ne doivent pas être banalisées, car elles ont des répercussions humaines et psychologiques importantes. Le plus préoccupant reste le comportement de certains praticiens avides de profit, qui, par négligence ou cupidité, font courir des risques à leurs patients. Les actes médicaux réalisés sans les conditions de sécurité ou d’hygiène nécessaires sont une réalité. Certains médecins pratiquent des interventions chirurgicales dans des cabinets inappropriés, ou conduisent des avortements clandestins sans souci de la sécurité des patients. La faute médicale s’étend de la simple erreur à la mise en cause d’un comportement fautif du professionnel de santé. Lorsqu’un médecin ne respecte pas les règles de l’art, il engage sa responsabilité. La faute peut concerner le diagnostic, l’exécution d’un acte ou encore le devoir d’informer le patient. Bien que certains médecins respectent le serment d’Hippocrate, la réalité montre que la faute médicale demeure un sujet épineux, souvent source de divergences entre les juristes et les médecins. Cet événement à la cour de Jijel souligne la nécessité de trouver un équilibre entre reconnaître la responsabilité des praticiens et éviter la criminalisation systématique de l’acte médical. Le combat de l’ordre national des médecins pour la dépénalisation mérite d’être discuté, tout en gardant en tête la protection des droits des patients victimes.

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