Projets agricoles sahariens: L’Algérie pourrait concurrencer l’Espagne

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Le programme présidentiel  sur lequel a été élu Abelmadjid Tebboune insistait sur l’importance de l’agriculture  et son rôle croissant dans l’économie du pays. Il mettait l’accent sur l’agriculture saharienne qui a démontré au cours de ces dix dernières années qu’on pouvait compter sur ses capacités à produire légumes et agrumes en quantités suffisantes. Le nord et le sud devenant pour la première fois complémentaire.

 Non seulement la quantité est là  mais également la qualité. Tout le monde peut témoigner de l’excellente pomme de terre  provenant du sol ensablé du grand sud. C’est aussi le cas de nombreux légumes et agrumes. La maitrise de l’ensemencement des sols d’une partie du grand Sahara algérien, notamment au sud-est et les techniques d’irrigation  qui remontent à des siècles ont rendu possible l’idée d’une mise en place de techniques nouvelles rendant possible le développement agricole dans les zones arides. Cela a été rendu possible en Arizona (USA) et dans le Bush en Australie. On s’est rendu compte qu’en Algérie la production agricole issue du sable était mille fois de meilleure qualité que celle issue d’un sol aride mais peu ensablé. La solution consistait donc à étendre les superficies  autour des nombreuses oasis paradisiaques se trouvant dans le Sahara algérien. Il fallait creuser un peu pour y trouver de l’eau et nous savons que notre Sahara se trouve au dessus d’une immense réserve d’eau dont l’origine remonte à des centaines de millions d’années  quand les continents américains et africains étaient soudés. Quand ceux–ci se séparèrent laissant la place à l’océan atlantique une grande partie de l’eau océanique submergea le continent  africain. Au bout d’un  certain temps cette eau océanique finit pour une partie s’évaporer et pour une partie s’enfoncer dans le sol en évacuant tout le sable qui  en faisait partie. Cette quantité considérable de sable devint la partie visible d’un désert recouvert de sable qui s’étendait de la Mauritanie aux confins de l’Egypte. Donc de l’eau il y en a et pour des siècles. Cette eau est saumâtre. Il  faut donc la dessaler et un tel dessalement est aujourd’hui possible. En Algérie on maitrise depuis quelque temps la technique appropriée du dessalement avec l’exécution du projet de dessalement d’eau de mer concernant  le littoral du pays. C’est justement cette combinaison de techniques nouvelles qui vient de pousser un groupe privé algérien de lancer un projet aux allures gigantesques de la production de tomates u Sahara. Il est prévu  pour un tel projet des milliers d’hectares de  sol ensablé, protégés par un dôme géant les protégeant des dards de notre astre brulant. Ces superficies car il ne s’agit pas d’une seule mais de plusieurs  seront  constamment irriguées par des pipe-lines véhiculant en permanence de l’eau issue des nappes phréatiques et immédiatement débarrassée de son sel . Un projet pharaonique oserions –nous dire mais faisable selon l’initiateur du projet le groupe Souakhri. Celui-ci prévoit une production de tomates estimée à des milliers de quintaux. Autrement dit  ce groupe prévoit d’exporter vers l’Europe une tomate d’une qualité supérieure à celle de l’Espagne qui est aujourd’hui le principal fournisseur en tomates des pays de l’UE. Si le groupe Souakhri  envisage peut–être de vendre cette tomate saharienne au gout exquis  à un prix  défiant toute concurrence, il va de soi que beaucoup de pays européens la choisiront  à cause de son prix attractif et sa qualité. Il est probable que l’Algérie devienne ainsi un concurrent redoutable  de l’Espagne  mais ne pourra pas, soyons réalistes pour le reconnaitre  se substituer à ce pays  dont la production d’agrumes  est titanesque. Cependant  enfoncer un trou dans la cuirasse de ce géant n’est pas une mauvaise idée, d’autant  qu’en ce qui concerne ce produit l’idée fera peut- être tache d’huile à propos d’autres produits sahariens  dans les catégories légumes ou agrumes(les oranges par exemple). Enfin et pour rappel il existe un autre projet aussi géant que celui dont nous venons de parler, c’est celui de la gigantesque ferme pilote de production de lait , elle aussi se trouvant au Sahara . Le projet en question est le fruit d’un partenariat associatif entre des entreprises algériennes  et  des entreprises qataries. Il a été baptisé « Baladna ». L’objectif affiché étant  de produire des milliers d’hectolitres de lait qui devront suffire à terme pour  suffire les  consommations intérieures  de l’Algérie et du Qatar. Qui dit mieux !

 

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