Séminaire annuel de l’association :Les amis du Vieux Mila :Un centre de documentation en phase de création

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L’association Les amis du Vieux Mila, dirigée par le professeur en médecine, Segueni Abdelaziz, a tenu, ce samedi 11 mai, son dix-huitième séminaire annuel sur la vieille ville de Mila.

De nombreux professeurs d’universités et des directeurs de centres de recherches en archéologie ont pris part à cette édition du séminaire. Le président de l’association a, de prime abord, salué les établissements universitaires et les centres spécialisés pour le soutien qu’ils apportent à son entité. «De nombreux établissements spécialisés en archéologie ont accepté de passer des conventions de partenariat avec notre association pour booster la recherche scientifique sur le patrimoine de la vieille ville. Ils en sont vivement remerciés », dira-t-il. Segueni a regretté, d’autre part, le retard de validation par l’administration de la wilaya desdites conventions: «On a conclu quatre conventions avec des établissements universitaires et des centres de recherches depuis une année. Mais jusqu’à présent, ces documents n’ont pas encore été validés par la wilaya et cela nous cause une certaine frustration et étrique notre action », a-t-il dit en substance. Le locuteur a rappelé la création, par son association, d’un centre de documentation sur la vieille ville et appelle tous ceux qui possèdent des documents historiques en rapport avec la cité d’en remettre, au moins, des copies à ce centre afin de construire des archives. Bouba Wadjani, ancienne professeur d’histoire à l’université de Constantine et chargée de collecter des documents au profit du centre créé par l’association de Segueni, dira : «Il faut pourvoir ce centre en documents historiques. Mila est une région des plus anciennes et elle a connu, depuis l’Antiquité, de nombreuses civilisations. Sa richesse historique et archéologique mérite de faire l’objet de recherches académiques et vulgarisée. » Et comme pour orienter la recherche, Wadjani citera quelques sujets qui pourraient intéresser les chercheurs. «On peut travailler sur des sujets comme l’art culinaire local, la distillation des fleurs et des plantes aromatiques connue à Mila, sur les zaouïas, les mosquées, sur le conquérant musulman Aboulmouhadjer Dinar, le fondateur de la première mosquée en Algérie. A l’époque des Zianides (1235-1554), la femme de l’un des sultans de cette dynastie était de Mila ; le sujet peut faire l’objet d’une recherche aussi. » L’intervenante promet, d’autre part, qu’elle mettra, dans l’avenir, des documents à la disposition du centre de documentation du Vieux Mila. Elle précise que ces documents, elle les a glanés çà et là, à Constantine et ailleurs. Signalons que ce séminaire entre dans le cadre des activités prévues dans le cadre de la célébration du mois du patrimoine.

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