Agriculture saharienne : immenses défis techniques pour l’Algérie

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Concernant l’eau, si les quantités d’eau des nappes souterraines sont estimées entre 30 et 50 milliards de m3, le bon sens voudrait que soient utilisées des sondes mesurant l’humidité du sol au cours de l’arrosage et que soient engagées des opérations de recharge artificielle des nappes afin d’éviter que les crues des oueds sahariens continuent de se déverser dans les Chotts et s’évaporent sous l’effet de l’extrême chaleur de ces régions arides. En la matière, les services de l’hydraulique algériens ont montré leur savoir-faire dans la Mitidja ou à Tamanrasset avec l’édification de barrages à inféro-flux. Quant à la fertilité des sols sahariens, elle ne peut être améliorée tant soit peu du fait de l’exportation systématique des pailles hors des parcelles. Une situation observée au Nord et que les agronomes qualifient « d’agriculture minière« . Afin de mieux retenir l’eau et les engrais, ces sols qui sont le plus souvent à dominante sableuse et extrêmement pauvres, auraient besoin qu’un minimum de paille soit laissé au sol. Or, il en est rien. À Chakchak comme dans le reste des zones céréalières du grand sud de l’Algérie, l’agriculture saharienne pose d’immenses défis techniques, à ce titre l’agronomie pourrait également avoir voix au chapitre.    

 Par: Djamel Belaid in tsa

 

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