A compter du 1er novembre 2024, les touristes séjournant en Tunisie dans des hôtels classés deux étoiles ou plus devront s’acquitter d’une nouvelle taxe de séjour. Cette mesure, instaurée par les autorités tunisiennes, vise à contribuer au financement du secteur touristique et à améliorer la qualité des services offerts aux visiteurs, mais constitue un véritable coup dur pour les touristes algériens.
En effet, cette initiative, annoncée par les autorités tunisiennes, a pour objectif de soutenir le développement du secteur touristique du pays. La taxe de séjour, déjà appliquée dans de nombreux pays, sert à financer les coûts liés à l’augmentation du nombre de visiteurs. Elle couvre notamment l’entretien des infrastructures publiques, la gestion des déchets, la protection de l’environnement et la promotion de la culture locale. De plus, la taxe de séjour vise à réduire les impacts négatifs du tourisme de masse sur la vie quotidienne des habitants locaux. Ainsi, cette nouvelle mesure s’adresse aux touristes qui résident dans des établissements hôteliers classés deux étoiles ou plus, dans le cadre d’un forfait touristique. Le montant de la taxe varie selon la catégorie de l’hôtel. Pour les hôtels 2 étoiles, elle s’élève à 4 dinars tunisiens (environ 1,20€ ou 172,81 DA) par nuitée. Les hôtels 3 étoiles sont soumis à une taxe de 8 dinars tunisiens (environ 2,40€ ou 345,63 DA) par nuitée. Quant aux hôtels 4 et 5 étoiles, la taxe est fixée à 12 dinars tunisiens (environ 3,60€ ou 518,44 DA) par nuitée. Par ailleurs, on note que cette taxe concernera tous les touristes âgés de 12 ans et plus, avec une limite de 10 nuits, ce qui pourrait augmenter les coûts des vacances. Elle remplacera la taxe hôtelière précédente, qui s’appliquait pour des séjours de sept nuits avec un maximum de 1 dinar tunisien (environ 0,30€) par nuitée et par personne. Il est à noter que cette nouvelle taxe n’est pas incluse dans le prix des forfaits vacances et doit être réglée directement à l’hôtelier en monnaie locale. Toutefois, cette nouvelle taxe représente dans une certaine mesure un coup dur pour les touristes algériens dont la première destination pour les vacances est la Tunisie. D’ailleurs, entre le 1er janvier et le 31 décembre 2023, le nombre d’Algériens entrés sur le territoire tunisien s’élevait à 3.038.361, soit une augmentation de 3,5 % par rapport à 2019, lorsque leur nombre était de deux millions et demi.
Par .Kheireddine Boukhalfa
