L’Algérie vient d’être élue pour la énième fois à la vice présidence de l’Assemblée générale de l’ONU. Son mandat a également été renouvelé au sein du conseil économique et social des nations unies. Elle est aussi, rappelons–le membre non permanent du conseil de sécurité. Un large palmarès qui donne à notre pays une renommée mondiale.
A l’heure où le monde est menacé par une guerre qui risque d’éclater en Europe à cause de l’Ukraine. Les conséquences sont imprévisibles si cette guerre qui n’en est pas une actuellement prend une autre dimension, celle d’un conflit entre l’UE sous le parapluie de l’Otan et la Russie. Un pays va t’en guerre comme la France d’Emmanuel Macron qui parle sans retenue d’envoyer ses compatriotes en Ukraine pour vaincre la Russie sera l’élément déclencheur d’un conflit majeur dont l’issue ne peut être que catastrophique pour les deux parties. L’ONU qui a déjà du souci à se faire avec le régime sioniste et son allié inconditionnel les Etats–Unis aura à gérer une guerre qui divise déjà l’hémisphère nord de l’hémisphère sud. Le nord est pro-occidental autrement dit sous le parapluie américain, le sud quant à lui ne supporte plus ce coté gendarme du monde des ex empires coloniaux lesquels sous le couvert de la démocratie montée de toutes pièces par cet occident se définit comme défenseur du monde libre alors qu’il fut pendant de siècles le grand persécuteur des pays du sud. Une grandes partie de l’Asie et nous ne parlons pas de la Chine qui est un cas à part se méfie aujourd’hui de cet occident moraliste. A l’exception du Japon, de La Corée du sud et de l’Australie qui se trouvent entre le fer et l’enclume, tous les autres pays y compris l’Inde ne se sentent pas du tout concernés par ce qui se passe en Europe. Ce n’est pas le cas de l’Algérie qui se trouve à proximité du vieux continent et qui entretient des partenariats stratégiques avec des pays comme le Portugal, la France, l’Italie mais aussi avec leur ennemi juré la Russie. C’est là où le brio de la diplomatie algérienne va s’exercer non pas pour jouer les médiateurs dans un conflit qui dure depuis la guerre froide, interrompu par l’arrivée de Gorbatchev au pouvoir suivie de celle de Boris Eltsine, qui mirent pour un certain temps la Russie à genoux, jusqu’à l’arrivée de Vladimir Poutine, lequel, petit à petit, va renverser la vapeur et remettre l’occident à sa place. La diplomatie algérienne va surfer entre les belligérants et réaliser la prouesse d’être l’amie avec tout le monde.Tant à Moscou, à Rome, à Varsovie, à Budapest ou à Berlin on continuera à réserver le meilleur accueil à nos ministres et à nos diplomates. Aucun bruit de canon ne perturbera les relations avec ces pays qui se battent contre un ennemi qui conserve des relations historiques et privilégiées avec l’Algérie. Ce qu’il faut surtout retenir dans ce qui va très probablement arriver et plus tôt qu’on ne le pense, c’est que la proximité de l’Algérie avec l’Europe du sud va servir ses intérêts économiques au-delà de tout ce qu’elle pouvait espérer. En effet les pays comme l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne, et tous ces pays de l’est européen farouchement hostiles à la Russie vont avoir un besoin gigantesque de gaz et de pétrole pour alimenter leurs économies en guerre. Bien sûr pour le pétrole il y a l’Arabie saoudite, l’Irak, l’Iran et le Koweït et le Qatar pour le gaz mais la distance et les risques de transport de ces hydrocarbures en temps de guerre est très grand car la Méditerranée et la Mer rouge pulluleront de sous marins russes sans parler des interventions des houtis alliés de l’Iran lui aussi allié de la Russie. Alors le fournisseur le plus fiable et le plus sûr sera l’Algérie même si cette Algérie continue d’entretenir d’excellentes relations avec la Russie et son président.
