Loin d’un paysage uniforme, l’industrie algérienne se dessine aujourd’hui comme une mosaïque contrastée, où la concentration extrême des richesses et des opportunités dans quelques wilayas creuse un fossé béant avec le reste du pays. Le constat appuyé par des chiffres a été dressé par le directeur de la veille stratégique au ministère de l’Industrie et de la Production Pharmaceutique, Bachir Kechroud.
En effet, lors de son passage sur les ondes de la radio nationale, M.Kechroud a révélé que sept (7) wilayas sur 58 représentent 50% de l’emploi industriel, alors que l’autre moitié est partagée entre les 51 wilayas restantes. « Sur la base d’une étude engagée en 2017 et 2018, nous nous sommes rendus compte que sept wilayas représentent 50% de l’emploi industriel », a-t-il indiqué. En parallèle, il souligne que « sept wilayas représentent 50% de la production industrielle » et « cinq wilayas représentent 50% de l’investissement consenti pour le pays ». « C’est une insuffisance », a-t-il déclaré, tout en rappelant que le programme du président de la République encourage à accorder plus d’intérêt et de présence au niveau des wilayas. « En réalité, c’est une manière de retenir les compétences localement et de créer de la richesse sur place », a-t-il ajouté. Il a souligné : « Aujourd’hui, nous voyons comment le secteur agricole se redéploie et comment l’industrie y participe, car il y a un marché et des opportunités de développement ». Le représentant du ministère de l’Industrie et de la Production Pharmaceutique a également évoqué la stratégie de son département pour le développement du secteur public marchand, ainsi que le renforcement du « Dialogue public-privé » dans le but d’atteindre les objectifs de la nouvelle stratégie économique.
