Tebboune et Biden se sont parlé

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 Joe Biden connait bien sûr l’Algérie, d’ailleurs qui ne connait pas le plus grand pays du continent africain et le pivot central de l’Afrique du nord. Néanmoins, à l’instar de tous les présidents américains  depuis Kennedy notre pays n’était pas en odeur de sainteté depuis l’épisode Benbella survenu  à la Havane en 1962.

Tout le monde se souvient de l’incartade de ce premier président algérien de cette Algérie venant juste d’accéder à l’indépendance, une indépendance accueillie chaleureusement par le président JF Kennedy qui avait invité Ben Bella à Washington. Pour rappel le sénateur démocrate Kennedy avait toujours soutenu la révolution algérienne dans sa lutte contre le colonialisme français, lui rappelant sans doute la guerre d’indépendance des patriotes américains contre le colonialisme anglais. Après ce voyage qui se voulait idyllique entre le président algérien et son homologue américain, Ben Bella se rendit à la Havane dirigée par Fidel Castro l’ennemi numéro un des américains depuis l’affaire de la menace des missiles soviétiques pointés vers les cotes américaines distantes seulement de 150 km  suivie du fiasco de la Baie des cochons qui envenima et qui envenime toujours les relations entre les deux pays. Benbella se joignant au leader maximo incarné par Castro lors d’un de ces meetings réguliers que Fidel imposait aux cubains  prit lui aussi la parole et fustigea sans aucune retenue l’impérialisme américain. C’était une faute incorrigible et insoutenable pour les Américains qui ne pardonnèrent jamais à cette Algérie dirigée par un président ayant montré une ingratitude impardonnable envers un pays qui avait soutenu sa lutte pour l’indépendance. Cette erreur de vision d’un homme a aussitôt été imputée à tout un pays. Il y a une anecdote qu’il faut rappeler pour connaitre à fond ce litige qui oppose les USA à l’Algérie et qui a la peau dure. Cette anecdote qui na aucun caractère officiel et réduite presque à l’état d’une rumeur rapporte qu’une fois rentré à Alger après son périple américain le ministre de la défense, en l’occurrence Houari Boumediene  visiblement contrarié lui dit, en substance, ce qu’il pensait de son incartade de la Havane. Visiblement Boumediene n’était pas du tout content et il le sera davantage lorsqu’après le coup d’Etat de juin 1965, Fidel Castro condamna les putschistes et exigea du nouveau pouvoir la libération immédiate de Benbella et son rétablissement à la tête de l’Etat algérien. Cette prise de position jettera un froid dans les relations entre Cuba et l’Algérie jusqu’à l’investiture de Boumediene à la tète de l’Etat algérien. Même si les rapports entre les Etat–Unis et l’Algérie se sont moins crispés surtout après le concours de l’Algérie ayant permis la libération de 42 otages américains détenus depuis une année par les gardiens de la révolution iraniens, toujours est–il que l’invasion de l’Irak en 2003 décidée par GW Busch et 15 ans plus tard la reconnaissance par Donald Trump de l’annexion de Jérusalem Est déclarée capitale d’Israël en dépit de l’opposition mondiale sur le sujet ont à nouveau envasé les relations entre les deux pays. L’arrivée de Biden au pouvoir n’a pas changé grand-chose depuis. Cependant cette rencontre certes furtive entre Joe Biden et Abdelmadjid Tebboune qui se voient pour la première fois changera quelque peu la manière de voir des Etats–Unis, du moins si Biden est reconduit dans ses fonctions de président en novembre prochain. Si par contre Trump revient à la Maison Blanche, ce sera un retour à la case départ.

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