Sébastien Chenu député du RN et porte parole de ce parti a averti. « Une fois installés à Matignon, une des premières mesures que nous prendrons concerne l’abrogation de l’accord préférentiel de 1968 concernant le droit de séjour des Algériens.
C’est dit ! Cela prouve l’immense animosité qu’éprouve l’ex front national contre les Algériens installés ou vivant depuis trois générations en France. En effet ceux qu’on appelle les franco-algériens appréhendent la prise du pouvoir de l’extrême droite française qui ne ressemble en rien aux autres partis européens de même obédience. Le parti des Le Pen: Père, fille et nièce est né au lendemain de la guerre d’Algérie. Jean Marie le Pen son fondateur était un officier de l’armée française qui épousait totalement l’idée d’une Algérie française et était proche des idées des putschistes dirigés par Salan qui voulaient renverser le général De Gaulle. Certes Jean Marie Le Pen n’osa pas, par prudence pour ne pas dire lâcheté rejoindre tous ces officiers qui deviendront plus tard des chefs de l’OAS resta dans la légalité mais au fond de lui il enrageait de voir cette Algérie rejeter la France entrainant le départ de ce million de français d’Algérie devenus des rapatriés. Après l’indépendance de l’Algérie il y eut un afflux massif d’Algériens venant travailler en France en plus de ceux qui étaient déjà installés bien avant et pendant cette guerre. Pour Jean Marie le Pen qui venait de fonder son parti, le Front national, après avoir été un député du mouvement dirigé par Poujade appartenant à la droite populiste, cette arrivée d’Algériens laquelle après être installés faisaient rejoindre auprès d’eux leurs familles c’était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase. Au départ son nouveau parti était rejoint uniquement par les pieds –noirs dont la plupart résidaient dans le sud , dans la région de Marseille, dans le Var, le Gard, la Cote d’Azur , les Bouches du Rhône et dans le sud ouest principalement à Perpignan. Une pépinière de militants aigris qui détestaient ces Algériens qui les avaient chassés de ce qu’ils croyaient être leur pays pour des siècles et des siècles. Ce front national dirigé par Jean Marie le Pen ne pesait pas gros dans l’échiquier de la politique française. La droite républicaine héritière des idées d général de Gaulle interdisait tout rapprochement avec ce parti d’extrême droite dont l’idéologie se nourrissait d’idées pétainistes qui étaient fondamentalement anti sémites dont le fondateur du FN assumait en déclarant sur un plateau télé que l’extermination des juifs n’étaient qu’un détail de l’histoire. Petit à petit cependant le sentiment anti émigrés grossissait de jour en jour chez une grande partie des classes moyennes qui ne supportaient plus de voir arriver en France des contingents d’émigrés venant d’Afrique subsaharienne et du Maghreb , principalement du Maroc et de Tunisie . Parqués dans des cités situées dans les banlieues des grandes villes ces émigrés qui ne trouvaient pas ce qu’ils cherchaient c’est à dire une place dans la société française ont alors trouvé l’unique moyen qui pour eux les valoriserait en un mot le trafic de drogue, entrainant ainsi la naissance de gangs et un déchainement de violence inter quartiers et dans les zones qui étaient jusqu’ici préservées. Cette nouvelle situation augmenta exponentiellement le ressentiment des français envers les émigrés, tous les émigrés, ceux qui étaient installés depuis deux ou trois générations comme ceux qui venaient à peine d’arriver. Cet amalgame va profiter au Rassemblement national, l’autre appellation de ce Front national dirigé depuis lors par Marine Le Pen à laquelle le père, Jean Marie, passa le flambeau. Digne héritière de son père maudit, elle entreprit de lever la malédiction qui frappait son parti en se proclamant héritière des idées du général De Gaulle, qui doit entre parenthèse se retourner dans son cercueil. En fait cet habillage de dédiabolisation n’’est que de la poudre aux yeux pour se donner bonne apparence. Le dernier acte de dédiabolisation concerne le soutien du RN aux juifs face aux actes anti sémites dus à ce qui se passe à Ghaza. Or on sait bien que le noyau dur de ce parti est anti algérien en premier et anti juif en second car on ne pardonne pas à ces juifs de France d’avoir au cours de dizaines d’années fustigé sans ménagement leur parti. Quant aux Algériens vivant depuis trois ou quatre générations en France la solution qui s’impose à eux est la suivante : Il faut aller voter pour ces législatives car s’abstenir est la pire des solutions. Mais voter pour qui ? Deux choix s’offrent à ces quatre millions de franco-algériens. Ce sera ou le Bloc central cette survivance de la droite modérée et du centre ou le nouveau Front populaire englobant toute la gauche réunie.
