Bras de fer UE –Algérie :C’est l’UE qui a besoin de l’Algérie, non le contraire

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L’union européenne en veut à l’Algérie. Elle lui reproche d’avoir réduit, selon elle, inconsidérément , les importations européennes vers l’Algérie et demande qu’elle revienne au volume d’avant. En clair faire comme si rien n’était. Inadmissible pour l’Algérie !

La réalité est toute autre. Cela fait des années que la balance commerciale de l’Algérie est confrontée à un déficit endémique. Les exportations européennes vers l’Algérie étaient cinq fois supérieures aux importations effectuées en Algérie. Plus d’une fois dans les rencontres périodiques algéro-UE qui ont lieu successivement à Alger et à Bruxelles la question d’un rééquilibrage des échanges commerciaux a  toujours été abordée du coté algérien, mais  sans résultat. Des promesses certes mais aucune concrétisation venant de l’Europe. Il est arrivé un moment où Alger s’est énervé et l’a fait savoir en limitant ses importations vers les pays de la zone euro. La décision algérienne était un avertissement adressé à Bruxelles signifiant que l’Algérie peut se passer de l’Europe pour ses importations stratégiques. Elle rappelle à l’UE que le premier partenaire commercial de l’Algérie est la Chine et d’autres pays comme la Turquie et mais aussi de la Russie pour le blé. Avec la guerre en Ukraine, la décision européenne de réduire drastiquement les importations de gaz naturel de Russie va se retourner contre les pays européens qui dépendaient  à plus de 60% de ce gaz russe comme l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, le Portugal et bien d’autres pays de l’Europe centrale comme la Slovénie. Avec les ressources en gaz naturel qu’elle possède l’Algérie a en plus des capacités de liquéfaction de son gaz dont elle maitrise la production depuis des dizaines d’années. Le pays est appelé à devenir un des leaders mondiaux dans la liquéfaction du gaz. La proximité géographique de l’Algérie vis-à-vis de l’Europe continentale en sa rive sud  permet à notre pays d’être plus compétitif et surtout plus attractif en matière de prix car le transport est beaucoup moins couteux. Par exemple importer du GNL des Etats–Unis revient trois fois plus cher que l’importer des ports algériens. Par ailleurs la politique économique initiée par le président Tebboune accorde une très grande place à l’industrialisation du pays. Ainsi il est prévu de réaliser d’autres usines de liquéfaction de gaz naturel et de multiplier par deux les gazoducs allant des rives algériennes vers l’Italie. L’Algérie est devenue aujourd’hui  dans le domaine de l’énergie du gaz brut et liquéfié un leader dont on ne peut s’en passer. Il remplace déjà la Russie dans la commercialisation énergétique destinée à plus de vingt pays de l’UE. Alors que l’Union Européenne s’offusque de voir ses exportations vers l’Algérie baisser cela n’affecte en rien la politique commerciale algérienne qui a déjà pris l’option de diversifier ses importations d’équipements d’Asie notamment de  la Corée du sud et du Japon. Par rapport à l’UE  l’Algérie n’a  à aucun moment voulue être la vassale économique de l’Europe. Au contraire avec sa nouvelle politique d’ouverture elle a déjà fractionné la politique commerciale commune de l’Europe tournée vers l’étranger. Avec les accords de partenariat conclus avec l’Italie dans des domaines aussi importants que la construction automobile, l’agriculture et l’agro-alimentaire elle a introduit un cheval de Troie au sein de l’Europe embarrassant de la sorte la commission de Bruxelles qui n’a plus aucun atout dans sa manche pour imposer ses décisions . A présent c’est l’Algérie qui dispose des meilleures cartes de son jeu de poker.

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