L’Algérie, baignée de soleil et dotée de vastes étendues désertiques, se positionne comme un acteur majeur dans la production d’énergies renouvelables, en particulier l’hydrogène vert. Ce vecteur énergétique propre et durable attire l’attention des pays industrialisés soucieux de diversifier leurs sources d’approvisionnement et de garantir leur sécurité énergétique.
En effet, l’ambassadeur de l’Union européenne en Algérie, Thomas Eckert, a exprimé un vif intérêt pour l’énergie renouvelable lors d’une interview sur Berbère Télévision, où Il a souligné que l’Europe se concentre particulièrement sur l’hydrogène vert comme l’avenir de l’énergie, tout en citant le potentiel énorme de l’Algérie dans le domaine du solaire pour la production d’hydrogène. Eckert a ainsi annoncé la préparation d’un important projet de production d’hydrogène vert en Algérie, en partenariat avec l’Allemagne, visant à établir une usine de référence. Ce projet nécessitera un investissement de 200 millions d’euros, avec un financement prévu de 50 millions d’euros de la part de l’Allemagne et de la Commission européenne, le reste étant potentiellement couvert par un groupe énergétique privé. Par ailleurs, et selon l’ambassadeur de l’UE en Algérie, le projet de production d’hydrogène vert revêt une importance capitale pour l’Europe, visant à renforcer sa sécurité énergétique. Il a affirmé que ce projet, qui représente un engagement financier majeur, avance bien. Les discussions sur le financement sont en cours avec l’Allemagne et la Commission européenne, et le reste suivra. M. Eckert a souligné que l’industrie allemande se prépare à une forte demande en hydrogène pour le développement économique, exprimant la volonté de l’Europe de passer rapidement à l’hydrogène, notamment pour les applications industrielles. Pour rappel, en février dernier, lors de la signature d’un contrat d’approvisionnement en gaz à moyen terme entre Sonatrach et la société allemande VNG, le PDG de Sonatrach, Rachid Hachichi, a exprimé la volonté d’étendre la coopération énergétique algéro-allemande à d’autres aspects de la chaîne de valeur énergétique, y compris l’hydrogène. Le PDG de VNG, Ulf Heitmüller, a également déclaré envisager à long terme un partenariat dans le domaine de l’hydrogène avec Sonatrach, avec l’importation future d’hydrogène vert depuis l’Algérie vers l’Allemagne. L’Allemagne prévoit d’atteindre une production électrique neutre en carbone d’ici 2035 en investissant dans des centrales dites « Hydrogen Ready » fonctionnant initialement au gaz naturel mais pouvant être converties à l’hydrogène. Des projets pilotes comme une usine de 50 MW à Arzew sont prévus dans les installations de Sonatrach, selon le site spécialisé Révolution énergétique.
Par Kheireddine Boukhalfa
