Inutile de jouer les ingénus le président qui sera choisi par une majorité d’Algériens est le président sortant qui annoncera, sans doute aucun, qu’il briguera un second mandat, lequel, au demeurant, il a droit. Ce n’est certainement pas pour une ambition du pouvoir qu’il annoncera sa candidature mais parce qu’il considère qu’il a le devoir de finir le job auquel il voua toute son énergie malgré son âge.
Durant les cinq ans écoulés il s’est passé des choses. Il y a eu le Covid et tous les confinements successifs que cette pandémie a entrainé. Pour Tebboune cette première année de sa présidence a été particulièrement éprouvante parce qu’il fallait gérer cette situation inattendue qui exigeait une détermination inflexible car le pays vivait au ralenti et les rentrées d’argent se faisaient rares car cette terrible pandémie, comme son nom l’indique toucha le monde entier sans exception aucune. L’économie mondiale était en berne et chaque pays en paya des conséquences diverses. En ce qui concerne l’Algérie il ne faut pas oublier que le pays venait de sortir d’une crise politique sérieuse qui, fort heureusement, ne l’entraina pas dans ce chaos espéré par les ennemis de l’Algérie , visibles et invisibles. Cette terrible épreuve que le nouveau président devait administrer fut la période la plus éprouvante pour le nouveau chef de l’Etat, lequel il en fut d’ailleurs victime, puisqu’il avait, lui aussi, été contaminé par le covid et vu l’âge qu’il avait à l’époque cela représentait une gravité qu’il ne fallait en aucun cas négliger. D’où son transfert extrêmement rapide en Allemagne où il reçut les premiers soins d’urgence indispensables qui le sauvèrent d’une mort certaine. Cette information là, les autorités qui se croisaient les doigts ne voulaient pas divulguer pour ne pas créer de panique à un moment où le pays venait de sortir d’une confrontation politique majeure à laquelle venait de s’additionner cette pandémie qu’il fallait gérer sur le double plan sanitaire et financier. Quelque part les prières que les Algériens qui sont croyants et pratiquants adressaient à Dieu tous les vendredis ont été exaucées car ce président dont on ne reçut pas les nouvelles pendant un certain temps, ce qui donna lieu à diverses rumeurs et spéculations, fut remis sur pied et retourna même au pays pour rassurer et donner des consignes strictes pour ensuite retourner une seconde fois en Allemagne pour finir dans de bonnes conditions sa convalescence. Entre temps la pandémie perdait du terrain grâce à la découverte de vaccins divers qui firent leurs preuves atténuant ainsi et de manière durable les effets néfastes du coronavirus. Lorsque le président reprit pleinement ses fonctions la cadence qu’il imposa à son exécutif donna des résultats plus qu’encourageants car malgré toutes les difficultés de trésorerie, le pays continuait de fonctionner normalement ce qui était déjà perçu comme une victoire car réellement on l’a, pour ainsi dire, échappé belle. Là aussi il y a eu le facteur chance ou providentiel, appelons –le comme on veut, qui entra encore une fois en jeu avec la sortie de la crise économique mondiale due à la pandémie et la reprise des importations du pétrole et du gaz. Entre temps grâce à la clairvoyance du président et de l’équipe gouvernementale qui l’entourait des réformes audacieuses libérant l’économie de l’emprise trop étatique qu’elle subissait depuis l’indépendance ont été prises et aussitôt appliquées, ce qui eut pour effet de rassurer un grand nombre de partenaires étrangers qui retournèrent en Algérie, ayant acquis la certitude que cette nouvelle direction politique allait enfin propulser l’Algérie à une place qu’elle aurait du occuper pendant longtemps. Cette confiance revenue allait être renforcée par un marketing politico-économique dont le maitre d’œuvre n’est autre que l’actuel Président de la République lequel saisissant à bras le corps son bâton de pèlerin prit le chemin de la route de la soie qui le mena en Chine où il reçut un accueil des plus prometteurs, puis ll alla en Turquie pour renforcer une coopération déjà existante mais qui devait être davantage renforcée enfin l’Italie pays de prédilection qui a toujours eu d’excellentes relations avec l’Algérie et qui est géographiquement si proche. Faut –il aussi souligner l’exceptionnel concours de circonstance qui, à cause de la guerre en Ukraine, fait aujourd’hui de l’Algérie un acteur incontournable de l’énergie polluante ou non polluante auquel il faut tendre la main. Qui en dehors de Tebboune pourra compléter et achever l’immense travail de refondation économique qu’il a accompli en l’espace de trois ans? Raisonnablement aucun ou aucune car dans l’équation élection présidentielle il y a trois femmes en compétition, ce qui est une excellente chose mais pour cette élection du 7 septembre prochain, ce sera Tebboune qui remportera la majorité des suffrages. Le véritable challenge politique ce sera en 2029 lors de la prochaine présidentielle car Tebboune rendra alors son tablier.
