Une croissance qui ne cesse d’augmenter :Pourtant le rêve d’un Eldorado ailleurs persiste

0
80

Qu’il s’agisse de la banque mondiale, du FMI ou des agences de notation mondiale le verdict est  unanime: L’Algérie s’en sort bien dans tous les domaines. Jamais au cours de ces soixante années d’indépendance le pays n’a été autant sous les projecteurs en matière financière et économique.

Pourtant  chez un grand nombre de jeunes de vingt cinq à quarante ans l’avis est loin d’être partagé. Beaucoup d’entre eux songent à partir et tenter l’aventure d’aller vivre ailleurs où ils pensent qu’ils s’en sortiront mieux que dans le pays qui les a vus naitre et éduqués. Cette vision aveugle de la réalité circule abondamment  sur les téléphones portables et dans les discussions de quartiers. Le premier  reproche que ces jeunes font c’est que leur niveau de vie  reste médiocre et que leur travail n’est pas rémunéré comme il doit l’être. Un grand nombre d’entre eux  se plaint de fins de mois très difficiles surtout pour ceux qui sont mariés et qui ont un enfant ou plus à charge. La possibilité qu’ailleurs ils trouvent leur compte est en augmentation dans les points de vue. Plusieurs témoignages confirment que de nombreux diplômés dans des filières demandées ont quitté le pays pour aller vivre au Canada devenu la destination privilégiée des Algériens. Une fois arrivés dans ce pays ils trouvent certes vite un emploi mais cet emploi n’a rien à voir avec la valeur réelle de leurs compétences. Il faut savoir que le diplôme algérien n’est pas reconnu dans ce pays outre –Atlantique même dans la province francophone qu’est le Québec. Quant aux provinces anglophones les plus nombreuses ce diplôme ne représente absolument rien. Alors lorsqu’un médecin  algérien diplômé débarque à Montréal ou fait le voyage à Toronto  ou à Vancouver, s’il maitrise l’anglais, il trouvera certainement un boulot mais en tant qu’infirmier et  s’il a de la chance il accèdera  peut être à un grade plus élevé dans une organisation d’aide sociale dont la vocation est d’assister les personnes démunies. C’est le même cas pour les ingénieurs spécialisés dans le génie civil ou l’informatique. S’ils sont recrutés dans une entreprise ou une Start –Up ils doivent faire la preuve de leur compétence et même surprendre. C’est de cette façon là qu’ils monteront en grade et amélioreront leur statut personnel et leur situation sociale. Les plus chancreux qui arrivent à traverser l’océan et atterrir dans ce nouveau monde qui ne l’est lus depuis longtemps sont ceux qui n’ont aucun diplôme universitaire ou de fin de cycle secondaire. Ceux là trouvent des jobs intermittents dans la manutention ou dans tout ce que les canadiens rebutent. Pour cette catégorie de jeunes algériens lesquels dans leur pays n’ont pas trouvé l’emploi qu’ils désiraient car ils n’avaient, en réalité,  aucune possibilité de l’obtenir c’est le bonheur entre guillemets. De toute façon qu’ils aient choisi de rester dans leur pays ou aller ailleurs pour eux l’équation est la même, alors autant trouver ce qu’on leur propose et ce qui leur est proposé se trouve malheureusement ailleurs. Alors quand cette catégorie de jeunes diplômés ou pas entendent à la télévision ou lisent dans les journaux que la croissance en Algérie est plus élevée que jamais et qu’un avenir radieux attend les générations montantes ils pensent à juste titre ou à tort qu’ils sont des sacrifiés et que le futur annoncé ne les concerne pas.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici