Enquête de société de l’ONS: On se marie très vite et on divorce très rapidement

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Une enquête de l’office national des statistiques touchant l’année 2023 révèle un phénomène inhabituel concernant la société algérienne. C’est ainsi que l’ONS  nous apprend que chaque jour on enregistre 240 divorces. Globalement, selon les pourcentages fournis par l’office les ruptures d’unions conjugales ont fait un bond en avant de 13% entre 2019 et 2023. 

L’année dernière 93000 divorces ont été prononcés. La frange de la population concernée par ce phénomène sociétal est âgée entre 28 et 35 ans. Il semble selon l’enquête réalisée par l’ONS que l’emballement observé par cette frange de la population de se marier s’estompe rapidement et laisse la place au dépit voire à un regret d’avoir pris une décision aussi importante très vite, sans se donner le temps de réfléchir. Les causes de rupture dans les couples concernés sont multiples .La plus importante d’entre elles est l’incompatibilité d’humeur. Autrement dit et pour faire plus simple la communication devient de lus en plus difficile entre les conjoints lesquels à la longue ne se parlent pratiquement plus. Il y a une autre raison et celle –là  est devenue courante chez l’élément féminin. Les jeunes filles qui contractent mariage après la rencontre  avec « l’heureux élu » ne s’aperçoivent que rarement du machisme de ce futur époux car ce dernier cache sa vraie nature en montrant une attitude très conciliante laquelle, en réalité, ne l’est pas car une fois marié ce fiancé «prodigue » révèle alors sa vraie nature qui va montrer à la jeune épouse un comportement tout à fait contraire  aux déclarations faites par cet époux lors de leurs fiançailles. S’ensuit alors une lutte sourde d’influence autour d’une somme d’interdits que l’époux impose à sa jeune épouse , lui ordonnant par exemple de rester à la maison et de ne sortir qu’avec lui ou si le couple habite avec les parents du mari d’imposer à la jeune femme une obéissance aveugle à la belle mère  ,laquelle le plus souvent aime à être autoritaire , souvent dans le mauvais sens , ce qui finit par courroucer la jeune  épouse , laquelle à la longue finit par prendre la décision de partir du lieu conjugal , rentrer chez elle et entamer par la suite une procédure de divorce. Des cas de cette sorte il en existe beaucoup. Ils ne sont pas les seuls cependant car les femmes d’aujourd’hui  surtout celles qui sont nées ou grandies dans un milieu urbain où existe une plus grande liberté des femmes, lesquelles sont instruites et consultent régulièrement leurs portables en direction des réseaux sociaux et particulièrement Tick –Toc ne font pas dans la docilité quand elles décident de se marier. Elles exigent une liberté qui froisse souvent la virilité du mari, résultant des scènes de ménage au quotidien dont certaines d’entre elles revêtent des formes violentes. Le cap est ainsi franchi et il n’y a plus rien à replâtrer.  Dans cette multiplication des divorces observés par l’ONS  les cas de couples ayant un enfant sont heureusement rares. Souvent on divorce très vite avant que la complication extrême n’intervienne, autrement dit avant que cette jeune épouse  ne tombe enceinte. Dans ces cas précis cela peut donner à réfléchir au couple qui prend la décision de se donner une seconde chance à cause du bébé qui ne tardera pas à venir. Cependant selon l’enquête la plupart de ces ruptures conjugales ont lieu avant toute présomption de grossesse. Ce qui nous amène à parler de la baisse de natalité que l’ONS  a observé. Ainsi selon l’office le taux de natalité qui  était de 23, 80% en 2019 a connu un bond après le Covid pour redescendre deux ans après, c’est-à-dire en 2023 à 19, 32 %. En termes de chiffres  on a enregistré moins de 895000 naissances l’année dernière. Il y a, qu’on le veuille ou non une évolution de la société où le conservatisme et la tradition sont de moins en moins influentes dans le milieu féminin  dans des décisions aussi importantes que le mariage et le divorce. Chez les hommes il y a aujourd’hui une tendance qui s’affirme de plus en plus , celle de se marier le plus tard possible ,du moins avant d’acquérir la certitude que tant qu’on ne dispose pas de moyens nécessaires pour se marier il vaut mieux soit attendre ,soit renoncer et choisir le célibat qui donne l’impression d’être forcé

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