Dans une ère où la digitalisation est devenue un impératif pour le secteur financier, le paysage bancaire algérien connaît une transformation significative. Selon une récente déclaration du ministre des Finances, Laaziz Faid, trois banques publiques ont amorcé les démarches pour se doter d’un système d’information intégré.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité d’un mouvement déjà entamé, puisque trois autres établissements bancaires publics disposent déjà de tels systèmes. Cette évolution marque une étape cruciale dans la modernisation du secteur bancaire public en Algérie. En effet, après la Banque de l’agriculture et du développement rural (Badr), la Caisse nationale d’épargne et de prévoyance (Cnep-Banque) et la Banque de développement local (BDL), « trois autres banques publiques ont initié les démarches nécessaires (appels d’offres) pour se doter du système connu sous le nom de Global banking », a déclaré M. Faid dans un entretien avec la revue Indjazat. En attendant l’acquisition d’un système d’information intégré, ces trois banques (BNA, CPA, BEA) ont mis en place divers projets internes, permettant ainsi « la centralisation » de leurs systèmes d’information existants, selon le ministre. Faid a noté que l’intégration de ce système dans les banques apportera « une valeur ajoutée significative », tant sur le plan interne avec la numérisation des opérations bancaires, qu’en externe avec une amélioration des services clients. Dans le même ordre d’idées, le ministre a précisé que la digitalisation des établissements bancaires et financiers en Algérie a fait « des avancées notables ces dernières années », comme en témoignent le développement des moyens de paiement et la digitalisation des services bancaires, « ce qui réduira considérablement le besoin pour les clients de se déplacer physiquement dans les agences bancaires ». Il a également révélé que le ministère envisageait de lancer plusieurs campagnes de sensibilisation et de formation aux services numériques pour accompagner les changements apportés par cette digitalisation et encourager les citoyens à adopter les nouveaux produits. Pour répondre aux besoins croissants du secteur financier, « des directives ont été données à l’ensemble du secteur bancaire pour intensifier les efforts en matière de technologies les plus innovantes en digitalisation des prestations et produits bancaires, et pour garantir le maintien d’une infrastructure technique solide », a-t-il ajouté. Concernant la mise en place du switch mobile pour l’interopérabilité des paiements mobiles, le ministre a affirmé que ce service « est promis à révolutionner le secteur financier et bancaire en Algérie en offrant aux citoyens des services numériques rapides, faciles à utiliser et sécurisés ».
Par Kheireddine Boukhalfa
