Bravo à nos soldats du feu qui se sont démenés à travers toutes les wilayas où le feu a fait des siennes en brulant de la végétation épaisse mais ne pouvant aller plus loin comme ce fut le cas en 2022 et 2023 dont on connait les conséquences terribles sur l’éco système, les habitations et le bilan lourd en vies humaines. Cette année on a prévu tous les scénarios possibles et cela a fonctionné.
A chaque conseil des ministres des mois qui ont précédé cet été le Président de la République à la fin de cette réunion hebdomadaire retenait le premier ministre et le ministre de l’intérieur à part, leur demandant à chaque fois ce qu’ils ont fait pour prévenir ou le cas échéant lutter contre les incendies de foret qui ne manqueront pas comme chaque été de se déclarer dans les régions boisées du territoire national. Les réponses fournies même si elles sont rassurantes ne sont pas, pour autant, de l’argent comptant pour le chef de l’Etat qui prend toujours un soin minutieux de vérifier ce que le chef du gouvernement et le ministre de l’intérieur lui ont dit. Par ailleurs le président ne s’arrête pas là car il met dans le coup le chef d’état major de l’armée le général Saïd Chengriha et lui demande qu’il vérifie soigneusement à son tour auprès de la gendarmerie qui est, rappelons–le sous l’autorité du MDN si les équipes spécialisées dans la lutte contre les incendies quelle que soit leur nature sont prêtes pour intervenir au cours de cet été auprès des pompiers de la protection civile en leur apportant leur aide grâce aux renseignements fournis par elles sur les départs de feu ou les endroits qui représentent un risque majeur d’un départ imprévisible et précipité de feu. Reste alors le problème de moyens qui est devenu primordial depuis ces dernières années où le réchauffement du climat s’est imposé au monde entier, même dans les régions supposées être à l’abri de ces excès de chaleur qui provoquent des incendies dévastateurs (Sibérie , Canada, Australie et plus au sud l’Amazonie et la Californie).Le recours à ces moyens est devenu indispensable car sans ceux-ci la réactivité purement humaine non seulement ne suffit plus mais elle est devenue, ces dernières années, éminemment dangereuse car causant la perte d’importantes ressources humaines sur le front du feu. Quels sont ces moyens ? Ils sont connus et ils coûtent cher. Il s’agit de bombardiers d’eau mais pas nécessairement liquide car ils emploient aussi de produits chimiques d’extinction. Il y a aussi ces hélicoptères spéciaux équipés de barges récupératrices d’eau de mer et d’appareils du même genre spécialisés dans l’héliportage des personnes risquant d’être brulés vifs dans des endroits où les incendies progressent rapidement. Après le drame de 2022 qui avait causé la mort de plus d’une centaine de victimes et détruit des villages entiers en Kabylie et dans les autres régions où la forêt est particulièrement dense mais également le quasi drame, mais pas de la même ampleur, qui s’est malheureusement imposé l’année d’après , c’est-à-dire en 2023, heureusement avec moins de dégâts et moins de victimes, le gouvernement sur instruction ferme du chef de l’Etat qui a promis que de tels drames aussi dévastateurs ne se produiront plus sous sa direction. L’exécutif a été mis en situation d’urgence et s’ empressa de faire l’acquisition d’avions anti incendies dont nous ne connaissons toujours pas le nombre mais aussi des camions transportant des équipements puissants de lutte contre les incendies ravageurs, capables de pénétrer profondément en forêt ou dans les endroits d’accès particulièrement difficiles. Les soldats du feu se sont tenus donc prêts pour livrer combat à cet ennemi sournois qu’est le feu. Egalement sur leur garde ces gendarmes, lesquels ont acquis des équipements de détection très puissants pour communiquer en temps’’T’’ tout risque d’un départ de feu à un endroit précis. Le résultat est là. Nous sommes à la deuxième moitié d’Août, mois considéré par tous les experts en climatologie comme le plus offensif en feu et nos forces d’intervention ont réussi à enrayer une menace qui aurait pu prendre l’ampleur de celles que nous avions connue en 2022 et 2023. La volonté politique mais aussi l’acquisition de moyens qui coûtent très chers ont permis à l’Algérie d’éviter le pire.
