La production de la pomme de terre est en hausse continue à Mila. On assiste à une amélioration des indices à chaque nouvelle saison. En effet, les superficies vouées à cette culture ont doublé en quelques années et la production ne cesse d’enregistrer des valeurs de plus en plus importantes, à la faveur notamment de la disponibilité de la ressource hydrique et des mesures d’accompagnement assurées par le secteur.
Pour la pomme de terre de saison, au titre de l’exercice 2023-2024, on s’attend à une récolte jamais encore réalisée localement. Le DSA, Ali Fennazi révèle que, selon les premières estimations, la récolte dépassera les 400 000 quintaux en pomme de terre de saison. « La récolte s’annonce plus importante que celle réalisée les années précédentes. On a récolté, jusqu’au 8 août, un peu plus de 50% de la superficie totale cultivée en pomme de terre et on a engrangé 238 700 quintaux. On pourrait donc facilement atteindre les 400 000 quintaux d’ici à la fin de l’opération d’arrachage » Fennazi précise que les cultivateurs activant dans ce segment sont au nombre de 165 localement et qu’ils ont exploité, cette année, pas moins de 1 374 hectares en pomme de terre de saison au niveau des communes de Chelghoum Laid, Oued Athmania, Oued Seguen, Mchira et Tadjenanet. Il rappelle que les années passées, les étendues vouées à la pomme de terre de saison se situaient généralement entre 900 et 1000 hectares dans le meilleur des cas. S’agissant de la culture de la pomme de terre d’arrière-saison (celle plantée en octobre et récoltée en décembre), elle a connu, elle aussi, une certaine évolution tant en superficies emblavées qu’en récoltes. « En 2019-2020, on a exploité 235 hectares en pomme de terre d’arrière-saison et on a réalisé une récolte de 62 000 quintaux. Durant la saison 2022-2023, on a cultivé 570 hectares et la récolte a plus que doublé. Elle est passée à 194 100 quintaux. Pour cette année, on vise un minimum de 600 hectares », expliquera-t-il. Fennazi rappelle que la wilaya de Mila, connue pour la culture des céréales, ne s’est lancée dans le segment de la pomme de terre que depuis l’arrivée de l’eau du barrage de Beni Haroun au périmètre agricole de Télaghma, en 2018 et que les fellahs qui opèrent dans ce domaine maitrisent de mieux en mieux cette culture. Notre interlocuteur souligne que le développement de cette branche agricole s’inscrit en droite ligne dans les recommandations du chef de l’Etat et des orientations du gouvernement. Celles-ci insistent, en effet,sur l’impératif d’améliorer le rendement du secteur agricole, notamment dans les cultures stratégiques.
