Programmes des candidats à la présidentielle :C’est du Trois en Un

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Qu’est ce qui différencie les programmes des trois candidats à l’élection présidentielle du 7 septembre ? En vérité peu de choses car les trois challengers ont les mêmes préoccupations, sauf que le président sortant a une bonne longueur d’avance sur ses deux adversaires, lui connait le terrain pour l’avoir arpenté au cours de ces cinq dernières années.

Dur ! Dur !  De rivaliser avec ce candidat-président qui est toujours à son poste même si la loi électorale l’oblige à être en retrait de la politique intérieure du pays tant que durera la campagne électorale. Les deux candidats qui se sont présentés à ce scrutin sont certes des personnalités politiques connues sur la scène nationale. Tous deux sont leaders de grandes formations politiques ayant une grande réserve de militants et qui ont toujours fonctionné et maintenu le rythme de leur présence sur la scène publique en comptant  sur leurs propres ressources et une trésorerie  qui ne recevait aucun coup de pouce  de l’Etat comme ce fut le cas sous l’ère bouteflikienne avec le FLN, le RND le MPA, l’ANR et d’autres  qui s’étaient autoproclamés « Majorité présidentielle». Abdelmadjid Tebboune investi à la magistrature suprême il y a cinq ans avait coupé l’herbe sous les pieds à cette prétendue majorité présidentielle en lui coupant tout accès à la trésorerie de l’Etat  et en plus il  a à chaque fois ignoré les « appels du pied » de cette pseudo majorité, d’où cette annonce,sans surprise d’ailleurs, de ne présenter aucun candidat à cette élection car tout simplement ces partis de l’ex majorité présidentielle n’ont ni leaders représentatifs ni les moyens financiers comme ils en disposaient avant à leur gré. Ce n’est pas le cas de MM Hassani et Aouchiche, chefs de grands partis d’opposition réelle et non fictive ou de circonstance comme ce fut le cas pour d’autres partis connus pour tourner casaque quand une opportunité leur semble bonne.  Ces deux leaders ont compris que dans cette phase de construction du pays qui s’ouvre au monde extérieur et dont la politique économique est appréciée par les institutions financières internationales il n’était pas question pour eux de rester en marge d’un tracé différent de ceux que le pays a connu depuis l’indépendance. Le MSP et le FFS ont donc fait le choix responsable d’opérer leur mue en expurgeant de la ligne de leurs partis respectifs toute option de radicalité. Leurs militants ont approuvé leurs démarches et c’est ce qui les a  conduits à présenter leurs candidatures à cette élection du 7 septembre. Au fond d’eux ils savent très bien qu’ils n’ont aucune chance d’emporter cette élection car d’une part, ils ont en face d’eux un adversaire de taille, qui plus est, est toujours à son poste même s’il lui est interdit de présider un conseil des ministres ou d’intervenir sur n’importe quel domaine touchant la politique intérieure du pays,  au cours de la durée de cette campagne électorale qui s’achèvera le 3 Septembre et d’autre part leurs programmes à eux trois se ressemblent comme deux gouttes d’eau. En fait c’est du trois en un. Alors dans tel cas il n’ ya pas d’embarras de choix et même si on n’a pas le droit de le dire, campagne électorale oblige, il n’y a pas photo.

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