Un enjeu de taille pour l’élection présidentielle du 7 septembre La participation citoyenne

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Si au cours de l’élection présidentielle de 2019 la participation aux urnes était de 37%et on peut même dire que compte tenu du contexte  de l’époque elle se situait bien au-delà du minimum requis.  Celle de cette année c’est autre chose car l’épisode hirak est derrière nous. Le pays a retrouvé la confiance qu’il croyait avoir perdue à jamais.

Cette campagne électorale qui est à son septième jour a atteint sa vitesse de croisière. Elle se déroule dans de très bonnes conditions et les gens affluent en nombre dans les meetings tenus par les trois candidats en lice. Les programmes des trois postulants sont connus et chacun commence à se faire une idée pour qui il ira voter le 7 septembre prochain. Le problème ne consiste pas au résultat du vote c’est un choix populaire scruté par l’ANIE  à la loupe et toute idée de fraude est exclue. Celui qui gagnera cette élection présidentielle, quel que soit son nom aura gagné celle-ci en toute transparence. Le président sortant a posé ses conditions quant à son choix de briguer un second mandat. Il a fortement insisté pour que cette élection se déroule dans la clarté et que toute forme de pression, directe ou indirecte de la part de l’administration ou de quelque cercle occulte soit immédiatement sanctionnée. Ce sont ces conditions qui ont été, au reste communiquées aux partis politiques de manière directe par le président de la république qui avaient reçu, on s’en souvient, tous les chefs de partis invités  à El Mouradia dont certains avaient décliné cette invitation mais qui furent néanmoins avisés de l’intention du président de tenir une élection présidentielle anticipée et que celle-ci bénéficierait de toutes les garanties suffisantes pour tout candidat potentiel qui se présenterait. Pour que ce qui est des garanties c’est le travail de l’ANIE dont le responsable Mohamed Charfi est un homme irréprochable, connu pour son honnêteté et son intégrité morale. On dit même, dans son entourage, que c’est un roseau qui ne plie pas. Les  règles qu’il a transmises aux candidats potentiels qui avaient postulé et qui étaient au nombre de 16 excluaient d’avance toute idée de manipulation ou de trafic d’influence. Au final ce sont ces trois candidats actuels qui ont été retenus. Donc question « Tikherbichi » comme on le dit dans le jargon populaire c’est terminé !  Il reste la question de la participation qui reflètera le niveau de cette élection qu’un nombre important d’observateurs étrangers scrutera scrupuleusement.  Parmi eux il  y aura les traditionnels ennemis de l’Algérie. Inutile de les nommer car on les connait déjà. Il y aura aussi tous ces « Je t’aime, moi, non plus ! Ces Janus à double face. Enfin il y aura un grand nombre de pays amis sincères qui ont toujours appuyé notre pays dans ses démarches diplomatiques à l’ONU , à l’UA  et dans toutes les organisations internationales. La question de la participation citoyenne à cette élection est donc cruciale pour l’image du pays. Il se trouve que durant les sept jours de cette campagne électorale les candidats n’ont pas insisté suffisamment après des citoyens pour qu’ils aillent nombreux voter le 7 septembre prochain. Leurs discours de campagne doivent s’adresser à cette frange de la population qui ne vote pratiquement jamais ou si peu, ces jeunes âgés de 18 à 25 ans. C’est à eux qu’il faut parler, non pour leur dire de voter pour eux  mais d’aller glisser un bulletin dans l’urne. Quant aux onze partis qui soutiennent la candidature du président sortant au lieu de répéter inlassablement la même chose ils feraient mieux d’insister sur la participation forte du corps électoral et c’est le moins qu’ils puissent faire.

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