Lancement de DZargan :Une nouvelle ère pour la production d’huile d’Argan en Algérie

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Dans le cadre de ses efforts pour stimuler la recherche et l’innovation dans le domaine de l’agriculture saharienne, l’Agence thématique de recherche en sciences de la santé et de la vie (ATRSSV) a franchi une nouvelle étape importante.

En effet, hier, l’agence a annoncé la création d’un sous-réseau de recherche spécialisé, baptisé DZargan, dédié au développement de la production d’huile d’argan. Cette initiative s’inscrit dans le prolongement du réseau thématique plus large sur l’agriculture saharienne, récemment mis en place par l’ATRSSV. Pour rappel, en juillet 2024, lors d’une réunion du Conseil des ministres, le président de la République algérienne, Abdelmadjid Tebboune, a lancé une initiative visant l’autosuffisance dans trois cultures stratégiques : le maïs, l’orge et le blé dur. Il a abordé le plan national pour les oléagineux, soulignant l’importance de la croissance du secteur agricole pour la souveraineté et la dignité nationale. Le président avait ordonné d’ouvrir la voie à la nouvelle génération d’ingénieurs agricoles via les start-ups pour atteindre une révolution menant à l’autosuffisance. Il a également exigé de valoriser les produits agricoles à travers des fermes modèles restructurées, mettant l’accent sur le développement de la production d’huile d’argan. Dans ce contexte, l’Agence thématique de recherche en sciences de la vie et de la santé d’Oran a mis en place un réseau de recherche pour développer la production d’huile d’argan. Ce réseau, nommé « DZargan », est un sous-réseau affilié au réseau thématique « agriculture saharienne » récemment créé par l’agence. L’huile d’argan, l’une des plus chères au monde, est reconnue pour ses vertus culinaires et thérapeutiques. Elle est produite en quantités modestes dans l’ouest de l’Algérie et en plus grande quantité à Tindouf et Béchar, mais a longtemps été sous-estimée dans le pays. Le sous-réseau « DZ-Argan » regroupe des experts nationaux résidant en Algérie et à l’étranger, des partenaires sociaux et économiques, et des organismes de recherche spécialisés. Il vise à fédérer les compétences scientifiques, mutualiser les ressources et valoriser le travail d’équipe pour développer la filière de l’huile d’argan. Dans le cadre de sa stratégie 2024-2030, l’Agence a également créé des réseaux thématiques sur l’agriculture désertique, les plantes médicinales et aromatiques, et les bio-banques, avec un réseau sur la santé et la médecine de précision en préparation. Il convient de rappeler dans ce sillage qu’en mai 2023, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural s’est rendu à Tindouf pour poser la première pierre du Centre national de développement de l’arganier et des ressources phito-génétiques sahariennes (CNDARPG). Ce projet a été initié au niveau de la pépinière d’Oued Djezz. Lors de la cérémonie de célébration de la Journée internationale de l’arganier, qui se tient le 10 mai, le ministre a présidé l’événement et a fixé un délai de 6 mois pour la réception du projet. Cette initiative constitue la première étape vers la création d’un Centre international de l’arganier et vise à valoriser cette filière. Le CNDARPG a plusieurs missions importantes, notamment : la préservation de l’écosystème de l’arganier, la réalisation de travaux expérimentaux dans les régions où l’arganier est présent, l’intégration de l’arganier dans les systèmes de production agro-sylvicole, la mise en place d’une banque de semences ainsi que le suivi de la production de semences et d’huile d’argan.  Ainsi, cette décision stratégique vise à mobiliser les ressources et l’expertise nécessaires pour exploiter le potentiel de cette huile précieuse, tout en contribuant au développement durable des régions sahariennes.

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