L’Algérie connaît actuellement une renaissance économique remarquable. Après une période de ralentissement, le pays émerge à nouveau comme un acteur incontournable sur la scène des investissements internationaux. Omar Rekkache, le directeur général de l’agence algérienne de la promotion des investissements, dresse un tableau encourageant de la situation.
Selon lui, l’Algérie retrouve progressivement son attractivité auprès des investisseurs étrangers, marquant ainsi le début d’une nouvelle ère économique pour le pays. En effet, Omar Rekkache, s’est exprimé lors d’un entretien avec la chaîne Acharq Bloomberg sur la croissance des investissements étrangers en Algérie, où Il a mis en avant « un grand intérêt de la part de grandes entreprises mondiales à l’idée de travailler en Algérie ». Le directeur général a présenté des statistiques concrètes concernant ces investissements. Au cours des deux années écoulées depuis la restructuration de l’AAPI, 165 projets d’investissements étrangers ont été enregistrés, dont 64 investissements directs étrangers. Les autres projets impliquent des partenariats avec des entreprises algériennes. La valeur totale de ces 165 projets d’investissements étrangers avoisine les 1000 milliards de dinars algériens. Rekkache a précisé : « Nous sommes sur une valeur de près de 960 milliards de dinars pour les investissements étrangers sur un total de près de 4000 milliards de dinars ». Rekkache a également identifié les secteurs les plus attractifs pour les investisseurs. Le secteur des énergies renouvelables se distingue particulièrement. Il a attribué cet attrait à la dynamique lancée par l’Algérie et aux incitations proposées aux investisseurs dans le cadre de la nouvelle loi sur l’investissement et des dispositifs prévus par la nouvelle loi sur les hydrocarbures. Il a notamment mentionné l’intérêt manifesté par des investisseurs allemands et chinois pour le secteur des énergies renouvelables dans le cadre de partenariats. Le directeur général de l’AAPI a aussi souligné l’attractivité d’autres domaines pour les investissements, tels que le secteur du recyclage et de la gestion des déchets, ainsi que l’économie verte. Dans ce sillage, Rekkache a déclaré : « vu que l’Algérie souhaite un transfert de technologie auprès de certains pays, de ce fait il y a des propositions de solutions innovantes et c’est ce que nous cherchons ». La nouvelle loi sur l’investissement, grâce aux encouragements accordés aux investisseurs, a rendu l’Algérie plus attrayante, en particulier pour les opérateurs étrangers. Cela se reflète dans les différents grands projets lancés dans plusieurs secteurs, notamment l’énergie et l’agroalimentaire, sans oublier le secteur automobile qui a connu un nouvel essor. Avec la mise en place d’un processus numérisé, les candidats à l’investissement n’ont désormais plus besoin d’intermédiaires, comme l’avait souligné Rekkache deux jours auparavant lors de sa visite à Saïda. Il a annoncé que plus de 200.000 emplois devraient être créés à travers 8000 projets d’investissements enregistrés auprès de l’agence qu’il dirige. Parmi ces projets figurent ceux portés par des opérateurs étrangers, soit sous forme d’investissements directs, soit par le biais de partenariats avec des entreprises algériennes. La voie est ainsi ouverte aux investisseurs étrangers pour participer à la dynamique positive que connaît l’économie algérienne, qui est en pleine relance ces dernières années, comme le reconnaissent même les instances économiques internationales.
Par Kheireddine Boukhalfa
