Dilma Roussef la présidente de la NBD (Nouvelle banque de développement) instrument financier des BRICS a annoncé le 31 aout dernier que la demande algérienne d’adhérer à cette banque a été acceptée par ses actionnaires. C’est un premier pas dans un processus rigoureux a déclaré Mme Roussef.
Pour rappel le président Tebboune avait déclaré lors du refus des membres des BRICS d’accepter l’Algérie en tant que membre de cette organisation que le dossier des BRICS était clos. Va-t-il changer d’avis s’il est élu le 7 septembre pour diriger le pays ? Il est trop tôt pour le dire . Il faudra, pour cela qu’il en parle. Il le fera comme c’est son habitude lors de sa traditionnelle rencontre avec les médias nationaux. Ce sera après son investiture. Pour le moment l’Algérie qui avait proposé son entrée dans cette NBD en injectant dans cet établissement financier 1, 5 milliard de dollars et qui avait suspendu sa décision va sans doute réviser celle–ci en injectant cette somme. Le fait qu’après une année les actionnaires de cette banque aient changé d’avis n’est pas fortuit ou le fruit d’un simple geste de bonne volonté de leur part. En fait les membres fondateurs de cette banque ont été pris de court par les estimations élogieuses concernant l’Algérie du FMI et de la Banque mondiale auxquels il faut ajouter les notations positives des agences de notation américaines. C’est donc du sérieux et même plus que cela. Les actionnaires de cette NBD ont donc pris le train en marche. Certes cela fait plaisir aux autorités financières de l’Algérie mais il y a comme un goût d’amertume qu’on ne saurait rapidement effacer. Bien sûr que l’Algérie fera partie des actionnaires de cette banque mais le fait qu’elle soit au même niveau d’acceptation qu’un pays comme le Bangladesh est quelque part gênant pour ne pas employer d’autres mots. Bref il reste encore du chemin à faire pour être admis à ces BRICS. Ce chemin sera parcouru, cette fois –ci au rythme voulu par l’Algérie, autrement dit le pays ne s’empressera plus à en perdre haleine pour y entrer. Sa demande de faire partie de cette organisation reste valable mais rien ne presse comme on dit. Par ailleurs on croit savoir qu’un des pays admis à faire partie des BRICS, en l’occurrence l’Argentine vient de se désister et a claqué la porte à cette organisation. Y a t–il de l’eau dans le gaz?Par ailleurs il ne faut pas avoir peur de cacher ses émotions, l’Algérie quand elle sut qu’elle n’avait pas été admise dans le cercle des privilégiés de ces BRICS a ressenti un tel refus comme un camouflet, d’autant que deux des plus grands membres fondateurs de cette organisation, à savoir la Chine et la Russie avaient assuré l’Algérie de leur soutien . En fait lors de cette réunion du Cap l’an passé ces deux grands pays se sont en fait inclinés devant les deux autres membres fondateurs, à savoir l’Inde et le Brésil. En réalité ils ne pouvaient pas faire autrement car le vote d’admission exige l’unanimité. Les Algériens savent tout cela et n’en veulent ni à la Russie, ni à la Chine qui ont tout essayé mais vainement à cause de ce vote unanime. Il y aura donc comme on dit «rebelote» .Est–ce que l’Algérie qui a été admise en tant qu’actionnaire dans la NBD a-t-elle encore une chance d’être admise lors du prochain round des BRICS en tant qu’onzième membre de cette organisation? On le saura à temps mais l’Algérie n’a pas attendu entre temps de faire un choix alternatif qui lui offrira toutes les garanties de son expansion dans le concert des pays émergents. En fait elle l’est déjà et se voit déjà être le 21 ème membre du fameux G 20.
